La scène d’amour au cinéma

David et Sarah, sa femme, vont au cinéma. Là, au milieu du film, il y a une grande scène d’amour où Belmondo tente de séduire Carole Bouquet. Et c’est vraiment le Belmondo des grands jours : – Pardon, me voilà ! J’arrive ! Vous m’attendiez ! Mystère, sadisme, tout le charme de l’Orient, poussez-vous !

Alors Bébel prend la main de Carole Bouquet, qui est rose comme un bouquet de crevettes, et il la caresse en disant :
— Vos yeux sont merveilleux, ils ont les reflets bleus des harengs du Mexique lorsqu’ils sont amoureux. On partira, on s’aimera dans des draps turquoise. Il y aura la mer, il y aura vous, il y aura moi, il y aura nous, etc.

Le film se termine sur un baiser langoureux, les gens sortent de la salle et Sarah dit à David d’un air rêveur :
– Quand même, tu as vu dans le film, qu’est-ce qu’il est amoureux de sa femme ! Tous les beaux poèmes qu’il lui dit ! Pourquoi tu as jamais fait ça avec moi ?

Et David lui répond :
– Tu sais combien il est payé, lui ?

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