Les dépenses coquines

Les perles : les petites annonces

« Jolie femme, coquine, aimant les bons restaurants et le champagne cherche un homme séduisant, généreux, et prêt à tout dépenser en cadeaux. »

Le feu de Landru

Les perles : la justice

Henri Désiré Landru, amoureux de veuves, de préférence dans la position horizontale et figée – on lui prête dix relations incandescentes ! – s’exclame lors de son procès : « Vous me croirez si vous voulez, eh bien, je n’ai jamais su allumer un feu ! » Son humour fait des ravages. Et l’opinion raffole de ses bons mots.

Près d’un siècle plus tard, le village de Gambais fait une fête à Landru. Son « nid d’amour » est devenu restaurant. On s’y presse, on s’y bouscule. Les places sont chères et chaudes. On se prend à relire les petites annonces mitonnées au feu doux du grand criminel : « Monsieur sérieux désire épouser veuve ou femme incomprise entre trente-cinq et quarante-cinq ans. » Un bonheur cuisant les attendait.

À son avocat, Me de Moro-Giafferi, Landru lance ces dernières paroles : « Je vous ai confié une cause bien difficile… disons-le, désespérée… Enfin, ce n’est pas la première fois qu’on condamne un innocent ! »

Le repas du croque-mort

C’est un employé des pompes funèbres, tout habillé de noir, l’air triste, qui entre dans le restaurant situé à côté du cimetière. Le garçon s’avance pour prendre la commande.
– Donnez-moi une raie au beurre noir, puis une poularde demi-deuil et comme dessert, des crêpes.
– Et comme boisson ? demande le garçon.
– Une bière, bien sûr.

Les cafés de la blonde

Une blonde a trouvé récemment un travail de bureau. Sa première tâche fut de sortir pour aller chercher du café. Empressée de montrer son mérite à ses nouveaux patrons, elle prit un gros thermos et se rua vers le restaurant, tendit le thermos afin de le montrer à la serveuse, et demanda :
– Est-ce assez gros pour contenir à peu près six tasses ?
– Je pense que oui.
– Bon, tant mieux ! répliqua la blonde dans un soupir de soulagement, avant de continuer : Alors donnez-moi trois normaux, un serré et deux décaféinés.

La maison du cassoulet

C’est un cuisinier de restaurant qui dit au serveur :
– Supprime le « cassoulet maison » sur les menus. Je viens de casser l’ouvre-boîte…