Les ronflements du mari


C’est une femme qui va voir son médecin :
– Docteur, mon mari ronfle tellement fort que je ne dors pas de la nuit, et cela fait des années que ça dure…
– C’est si dur à supporter ?
– Ben, vous ne pouvez imaginer. On dirait un Boeing, si vous voyez ce que je veux dire, ou alors parfois un 30 tonnes à fond la caisse…
– Amenez-le moi demain, on verra ce qu’on peut faire.

Le lendemain, le médecin examine le patient.
– Moi, je ne vois rien. Tout semble normal. Il vaudrait mieux s’adresser à un spécialiste… Je vous fais une lettre.

Quelques mois plus tard, le rendez-vous arrive. Le spécialiste examine le mari :
– Bien sûr ! Je vois ce qu’il faut faire : ablation de la luette, et puis ensuite, tout ira bien. Vous pourrez dormir tranquille, madame !

On ablationne, tout va bien. Quelques semaines plus tard :
– Ecoutez votre opération, elle a servi à rien, mon mari ronfle toujours comme un Boeing, ou un 30 tonnes à fond la caisse. Ça ne peut plus durer, je vais craaaquer !
– Amenez le moi !

Cette fois, le spécialiste n’y va pas par quatre scalpels :
– Bon, on va racler toute la gorge au laser, jusqu’aux poumons. A mon sens, il n’y aura plus de problèmes. Allez ! On y va de suite, juste un petit wisky pour la route….

Le patient clamse sur la table, et le spécialiste est bien ennuyé quand même…
– Ça ne fait rien, docteur. Vous avez quand même réussi. Je vais enfin dormir tranquille. C’était le but non ? Bon, je l’incinère et on n’en parle plus…
– Mais…
– Pas de mais… On était marié depuis tellement longtemps que vous savez, il était plus un inconvénient qu’autre chose, surtout depuis qu’il avait acheté la maison…

Quelques semaines plus tard :
– Docteur, je n’y comprends plus rien ! vous l’avez bien zigouillé sur la table d’opération ?
– Je ne dirais pas les choses comme ça, mais oui !
– Ben alors, c’est son fantôme ! Toutes les nuits, ça ronfle comme un Boeing, ou un 30 tonnes à fond la caisse… Je ne dors pas plus !
– Bon, là, je n’y comprends plus rien ! Il vaut mieux que je vienne chez vous pour vous examiner. Vous habitez où ?
– Vous voyez Roissy ? Bon, vous prenez l’autoroute, et entre l’aéroport et l’autoroute, la petite maison, c’est chez moi…

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