À mort les boches

Un bistrot en zone occupée, en 1943. Le propriétaire a un perroquet qui crie tout le temps :
– À mort les Boches ! A mort, sales Boches !

Au début, les Allemands du coin s’amusent :
– Ach, das ist ein lustiger Papagai !

Mais à la fin cela les énerve et le feldwebel dit au gargotier :
– Si demain le perroquet recommence à nous traiter de sales Boches, tu seras fusillé avec lui !

Le cafetier prend son perroquet et va chez le curé, qui lui propose de faire un échange avec le sien, de la même espèce.

Le lendemain soir, les Allemands sont là et le perroquet reste silencieux. C’est comme cela tous les jours mais au bout de quelques semaines les Allemands regrettent les injures du perroquet. Ils commencent à lui parler et à lui demander de parler :
– Dis-nous encore à mort les Boches ! Papagai ! Sales Boches ! Sales Boches !

Finalement, le perroquet les regarde calmement et leur crie :
– Que Dieu vous entende, mes fils !

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