Un astucieux entremetteur jésuite

Un jeune homme pauvre de la meilleure société se confie à son directeur de conscience, un jésuite.
– C’est épouvantable, lui explique-t-il, je voudrais épouser la fille de Durand, le grand fabricant de réfrigérateurs, mais je sais que ce beau rêve n’a aucune chance de se réaliser en raison de notre différence de fortune. – En ce cas, répond le jésuite, je ne vois qu’un moyen : faites-vous couper ce que Pierre Perret a joliment baptisé les compagnes du « Petit Chose » : les deux orphelines.
– Jamais, rugit le jeune homme. Pas pour cent millions !
– Très bonne réponse, enchaîne le jésuite. Maintenant, laissez-moi aller voir votre futur beau-père. Je me charge de tout.

Et, quand l’industriel fait l’objection attendue :
– Mais votre protégé n’a pas de fortune…
– Pas de fortune ! proteste l’astucieux intermédiaire. Alors qu’il possède une propriété de famille dont, il y a encore moins d’une heure, je l’ai entendu, de mes oreilles, refuser cent millions !

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