Le chien de chasse marseillais

Marius a le meilleur chien de chasse du monde.
– Il est formidable, explique- t-il à Olive. Tiens, même ici, à Marseille, quand il s’arrête devant une boutique, c’est qu’il y a du gibier à l’intérieur.
– On va voir, dit Olive très sceptique.

Ils partent, tous les deux, derrière le chien qui repère successivement une boucherie où l’on vend du marcassin et un volailler qui a des faisans à son étalage.
– Formidable, hein ! dit Marius.
– Continuons, répond Olive.

On continue et le chien tombe en arrêt devant un marchand de bicyclettes.
– Ah ! Ah ! dit Olive voilà la preuve que ton chien ne vaut rien.
– Si, dit Marius, regarde le nom du marchand : Lelièvre et fils.

Le général et son chien de chasse

C’est un général de l’armée de terre qui, après avoir passé 35 ans dans l’armée vient de prendre sa retraite en achetant pour l’occasion une propriété en Sologne dans laquelle il s’adonne sans compter à sa passion : la chasse.

Le général invite un ami à chasser le faisan. L’ami tombe en admiration devant le chien du général, un labrador appelé « Chef » qui est capable d’aller débusquer les faisans, qui marque l’arrêt et qui va retrouver tout le gibier mort ou blessé quelque soit l’endroit où il se trouve.

L’ami est impressionné par les qualités du chien. Aussi, l’année d’après, lorsque le général l’invite à nouveau à la chasse, l’ami s’inquiète de ne plus voir le chien. Le général lui répond en grommelant :
– J’ai du m’en séparer et en prendre un autre.
– Et pourquoi donc ?
– Il y a quelques mois, un ami est venu chasser à la hutte avec moi. Il ne se souvenait plus du nom du chien, et pendant une journée, il n’a fait que l’appeler « Colonel ». À la fin de la journée, le chien ne savait plus rien faire d’autre que de rester assis sur son cul à aboyer…