Du pognon et du cul

Les perles : la justice

Si certains ont aimé manier la langue de bois et la roue libre lors du procès Festina, l’ancien coureur cycliste professionnel et témoin, Erwan Menthéour, ne mange pas de ce pain-là. « L’horizon des coureurs, c’est amphétamines, cul et pognon », lance- t-il devant le tribunal lillois, qui goûte chaque jour un peu plus sa verdeur cycliste.

28 novembre 2019 – Coureur de fond russe

dessin de Yelch sur le dopage dans le sport en Russie
28 novembre 2019 – Coureur de fond russe

Badauds : « – Le marathon est fini depuis longtemps !
– Oui, mais il ne peut pas s’arrêter… »
(caricature de coureur russe dopé)

Rat de cultur… isme

dessin de Yelch sur le culturisme
Rat de cultur… isme

Rat : « Comment as-tu deviné que je faisais les poubelles du club de culturisme ? »
(caricature de rat culturiste)

L’embauche corrompue

Les perles : la justice

Willy Voet, le soigneur de l’équipe Festina, mis en cause pour dopage, préfère tourner autour du pot belge de l’EPO, lors du procès Festina, devant le tribunal correctionnel de Lille : « Chez nous, on ne dit pas corrompre, monsieur le président. On dit qu’on s’est fait embaucher… » Cela fait forcément plus sérieux.

Tricheur à l’insu de son plein gré

Les perles : la justice

« Je n’ai jamais été un tricheur. J’ai fait mon premier Tour de France avec RMO en 1992 à l’eau claire. Et j’ai pris le maillot jaune, le maillot vert et le maillot à pois », affirme le coureur varois Richard Virenque devant le tribunal lillois, le 24 octobre 2000, quelques instants avant de reconnaître qu’il s’est dopé… Ou plutôt de lui préférer l’ordre de la périphrase : « Dans le vélo, on ne dit pas dopage. Il y a un médecin pour s’occuper de votre préparation. Se doper, c’est être positif. »

Quelques jours plus tard, à la fin de l’audience, s’adressant le plus sérieusement du monde à son ex-soigneur, Virenque lâchera, caustique : « J’ai un peu mal au cul. Tu peux pas me masser ? »