Tous les nombres impairs sont premiers

Quelque part, dans une salle close, sont réunies 4 personnes pour un concours : Il y a un chimiste, un physicien, un mathématicien, un informaticien .

On leur propose ceci : « Tous les nombres impairs sont premiers ».

Le CHIMISTE commence à réfléchir :

1 : impair, premier -> vrai
3 : impair, premier -> vrai
5 : impair, premier -> vrai
7 : impair, premier -> vrai

Ça marche donc toujours …

Le PHYSICIEN commence à réfléchir :

1 : impair, premier -> vrai
3 : impair, premier -> vrai
5 : impair, premier -> vrai
7 : impair, premier -> vrai
9 : impair, pas premier -> faux
11 : impair, premier -> vrai
13 : impair, premier -> vrai

Bon ça marche pas pour 9, mais comme ça marche pour les autres, on peut dire que, aux incertitudes près, ça fonctionne …

Le MATHEMATICIEN commence à réfléchir :

1 : impair, premier -> vrai
3 : impair, premier -> vrai
5 : impair, premier -> vrai
7 : impair, premier -> vrai
9 : impair, pas premier -> faux

Ça ne marche pas pour 9, cette assertion est donc fausse

L’INFORMATICIEN commence à réfléchir :

1 : impair, premier -> vrai
3 : impair, premier -> vrai
5 : impair, premier -> vrai
7 : impair, premier -> vrai
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux
9 : impair, pas premier -> faux

L’informaticien, le mécanicien et le chimiste

Ce sont un informaticien, un mécanicien et un chimiste qui sont dans une voiture. Ils se promènent tranquillement quand tout à coup, la voiture tombe en panne. Le mécanicien prend alors la parole :
– Je crois savoir d’où ça vient. Juste avant le pépin, j’ai entendu un bruit caractéristique de problèmes de glissement des pistons dans les cylindres. Le torseur cinématique de l’ensemble ne pouvait plus vérifier le principe fondamental de la dynamique (PFD), si vous ajoutez à cela la contribution de la perte de quantité de mouvement néfaste à cette vérification du PFD, il est normal que ça ait pété. Il faut donc graisser les pistons de façon à ce que les glissements s’effectuent sans problème, et la voiture roulera à nouveau.

Entendant cela, le chimiste trouve qu’il a son mot à dire :
– Je suis désolé de ne point être de cet avis-là. De mon côté, j’ai senti des émanations de dimethyl-3 hexane quelques secondes avant que nous ne tombions en panne. De plus, la combustion des gaz mêlés à l’oxygène de l’air a été stoppée à cause d’un dérivé du glycérol (venant sans doute des parois des cylindres) qui n’aurait jamais du se diluer dans le mélange. Les micro-explosions internes ont alors cessé, d’où l’arrêt brutal du véhicule. Je suggère donc d’ajouter une huile spéciale contenant un composé chimique qui empêchera au glycérol de se diluer. Et on pourra repartir !

Le mécanicien et le chimiste regardent l’informaticien et attendent son avis. Ce dernier réfléchit un court instant, et dit :
– Ben, euh, c’est simple : je propose que nous descendions tous les trois de la voiture, et qu’on remette le contact.