Manuel de civilité pour les petites filles en maison d’éducation

GLOSSAIRE : Nous avons jugé inutile d’expliquer les mots :
con, fente, moniche, motte, pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe), foutre (subst.), bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner, enfiler, enconner, enculer, décharger, godmiché, gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi, putain, bordel.
Ces mots-là sont familiers à toutes les petites filles.

À LA CHAMBRE

Si l’on vous surprend toute nue, mettez pudiquement une main sur votre visage et l’autre sur votre con ; mais ne faites pas de pied de nez avec la première et ne vous branlez pas avec la seconde.

À LA MAISON

Ne vous mettez pas au balcon pour cracher sur les passants ; surtout si vous avez du foutre dans la bouche.

À L’OFFICE

Quand vous vous êtes servie d’une banane pour vous amuser toute seule ou pour faire jouir la femme de chambre, ne remettez pas la banane dans la jatte sans l’avoir soigneusement essuyée.

À TABLE

Si vous trouvez un cheveu suspect dans votre soupe, ne dites pas :
« Chic, un poil de cul ! »
Si vous êtes encore impubère, ne vous écrasez pas une poignée de fraises entre les jambes pour aller ensuite montrer à tout le monde que vous avez vos règles.

JEUX ET RECREATIONS

Se mettre du miel entre les jambes pour se faire lécher par un petit chien, c’est permis à la rigueur, mais il est inutile de le lui rendre.

En jouant à cache-cache, si vous vous trouvez seule avec une jeune fille dans une cachette impénétrable, branlez votre compagne: c’est l’usage.

Et si elle fait des manières, branlez-vous devant elle pour l’encourager.

AU BAL

Tout danseur qui vous met sa pine dans la main entend garder à cette galanterie un caractère confidentiel. N’appelez pas tout le monde pour montrer ce que vous tenez.

EN VISITE

Si une dame modeste vous dit : « Mon fils travaille moins bien que votre frère », ne répondez pas : « Oui, mais son foutre est meilleur. » Les éloges de ce genre-là ne font aucun plaisir à une mère chrétienne.

Si une dame refuse de s’asseoir, ne lui donnez pas de conseils sur le danger de se faire enculer par les maladroits.

À L’EGLISE

Pendant le sermon, si le prédicateur paraît croire à la « pureté des jeunes filles chrétiennes », ne vous mettez pas à pouffer de rire.

À CONFESSE

Quand vous racontez toutes vos cochonneries au bon prêtre qui vous écoute, ne lui demandez pas si ça le fait bander.

AU MUSEE

Ne crayonnez pas des boucles noires sur le pubis des Vénus nues. Si l’artiste représente la déesse sans poils, c’est que Vénus se rasait la motte.

DANS LA RUE

Donner dix sous à un pauvre parce qu’il n’a pas de pain, c’est parfait. Mais lui sucer la queue parce qu’il n’a pas de maîtresse, ce serait trop: on n’y est nullement obligé.

Ne dessinez pas des pines sur les murs, même si vous avez un réel talent de dessinatrice.

AU THEATRE

Même si vous avez des renseignements complets sur les talents de la troupe, ne dites pas pour toute la loge : « Celle-là suce comme une pompe; elle tue qui elle veut; et celle d’à côté, elle marche par le cul. »

À LA MER

Au bain, ne demandez pas aux personnes présentes la permission de faire pipi. Faites-le sans autorisation.

À L’HÔTEL

Ne sonnez pas le maître d’hôtel à onze heures du soir pour lui demander une banane. A cette heure-là, demandez une bougie.

DEVOIRS ENVERS VOTRE PERE

Si monsieur votre père vous prie de le sucer, ne dites pas étourdiment que sa pine sent le con de la bonne. Il pourrait se demander d’où vient que vous reconnaissiez cette odeur-là.

DEVOIRS ENVERS VOTRE MERE

Quand vous allez chez celui de vos amants qui a l’habitude de vous enculer, ne vous fardez pas le trou du cul dans le cabinet de toilette de madame votre mère, avec le bâton de rouge qui lui sert pour les lèvres.

DEVOIRS ENVERS DIEU

Remerciez-Le d’avoir créé les carottes pour les petites filles, les bananes pour les jouvencelles, les aubergines pour les jeunes mères, et les betteraves pour les dames mûres.

AVEC L’AMANT DE SA MERE

Si vous savez que votre mère attend son amant chez elle, ne vous cachez pas sous le lit, surtout pour sortir en faisant : « Boum ! c’est moi ! » pendant qu’on jouit dans sa bouche. Vous seriez capable de la faire étrangler.

RUBRIQUE SPECIALE POUR SE FAIRE DEPUCELER

A partir de l’âge de huit ans, il n’est pas convenable qu’une petite fille soit encore pucelle, même si elle suce la pine depuis plusieurs années.

AVEC LES DOMESTIQUES

En montant dans l’automobile de vos parents, n’embrassez pas le chauffeur dans le cou, même si vous lui êtes reconnaissante de ce qu’il vient de vous faire.

N’enculez pas de force la femme de chambre avec un manche à balai. Vous pourriez lui faire très mal.

AVEC M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Si, de votre plein gré, vous couchez avec lui, et s’il vous prie de lui faire pipi dans la bouche, ne lui objectez pas que cet acte serait indigne du respect que vous lui devez. Il connaît le protocole mieux que vous.

POUR SUCER

Si c’est un monsieur que vous n’avez jamais sucé, ne vous livrez pas à des lècheries savantes tout le long de la pine et derrière les couilles. Il aurait mauvaise opinion de votre passé.

AU LIT AVEC UN VIEUX MONSIEUR

N’abusez pas des titres honorifiques en parlant à votre protecteur. Excellence, Monseigneur, Monsieur le vice-président du Sénat sont des expressions qu’il vaut mieux laisser de côté. Bien plus, ne craignez pas de l’appeler: Cochon ! Petit Salop ! Grand Polisson ! Ces gros mots prononcés avec un petit sourire seront toujours bien accueillis.

NE DITES PAS… DITES…

Ne dites pas : « Je vais me branler. »
Dites : « Je vais revenir. »

Ne dites pas : « J’aime mieux la langue que la queue. »
Dites : « Je n’aime que les plaisirs délicats. »

Ne dites pas : « J’ai douze godemichés dans mon tiroir. »
Dites : « Je ne m’ennuie jamais toute seule. »

Ne dites pas : « Elle jouit comme une jument qui pisse. »
Dites : « C’est une exaltée. »

Ne dites pas : « Sa pine est trop grosse pour ma petite bouche. »
Dites : « Je me sens bien petite fille quand je cause avec lui. »

Évitez les comparaisons risquées. Ne dites pas : « Dur comme une pine, rond comme une couille, mouillé comme ma fente, salé comme du foutre, pas plus gros que mon petit bouton », et autres expressions qui ne sont pas admises par le dictionnaire de l’Académie.

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