Le curé de campagne et les questions de l’évêque


C’est l’histoire d’un curé de campagne qui reçoit la visite de son évêque. La paroisse du curé vient de se payer une nouvelle église et il ne manque à celle-ci qu’une cloche pour que tout soit parfait.

Mais, hélas, les paroissiens se sont saignés à blanc et n’ont plus les moyens de se payer une cloche. Le curé en parle à son évêque et lui demande si celui-ci ne pourrait pas leur payer la cloche en question. L’évêque répond :
« Je paierai une cloche à votre paroisse si vous répondez aux trois questions suivantes :
1 ) Combien je vaut ?
2 ) Combien de temps ça prend pour aller au ciel ?
3 ) Qu’est-ce que je pense ? »

Le curé, embêté, ne sait trop quoi répondre. L’évêque lui dit alors :
« Je reviendrai la semaine prochaine et vous pourrez alors répondre à mes énigmes. »

Alors, notre curé va voir son frère jumeau, qui est sacristain (bedeau) et lui raconte son entrevue avec l’évêque :
« Très embêtant en effet… Les deux premières questions, tu peux répondre ce que tu veux, il ne peut rien dire… mais la dernière… Ecoute ! Je vais prendre ta place la semaine prochaine et répondre aux énigmes. Nous nous ressemblons tellement toi et moi que l’évêque ne s’apercevra de rien. »

La semaine suivante, l’évêque est de retour et le sacristain déguisé s’avance vers lui en criant :
« Votre éminence, j’ai la réponse à vos trois questions ! »

L’évêque, quelque peu surpris de cet accueil, lui répond :
« D’accord, alors combien je vaut ? »

Le bedeau répond :
« 29 deniers ! On a vendu le Christ pour 30 deniers, alors un évêque c’est un peu moins… »

L’évêque, de plus en plus surpris poursuit :
« Pas mal ! Et combien ça prend de temps pour aller au ciel ? »

Le bedeau répond tout de go :
« 3 jours ! Il y a le dimanche de la fête de l’Ascension et le dimanche suivant, c’est la fête de la Pentecôte. 3 jours pour monter, 1 journée pour préparer la venue du Saint-Esprit et les 3 autres journées pour la descente de celui-ci. 3 jours, c’est le temps qu’il faut ! »

L’évêque ne peut évidemment pas contredire cette théorie :
« Tu réponds bien ! Mais je crois que ma dernière question sera sans réponse ! Allez ! Qu’est-ce que je pense ? »

Et le bedeau de s’écrier :
« Ben, tu penses que je suis le curé, alors qu’en fait je suis le bedeau ! »

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