Requiem pour un perroquet…

Une dame très bavarde demanda à un écrivain de lui écrire un quatrain-épitaphe pour son perroquet, son «coco chéri» qu’elle venait de perdre. Et l’écrivain inventa ce quatrain :
« Passant, ci-gît un perroquet
Qui, vivant, eut beaucoup d’adresse
Mourant, il laissa son caquet
Par testament à sa maîtresse. »

Le procès du poète

Les perles : la justice

« Ceci est nouveau : poursuivre un volume de vers ! Jusqu’à présent, la magistrature laissait la poésie fort tranquille ! Je suis grandement indigné. » Flaubert vole au secours de Baudelaire, dont six poèmes sont censurés pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. « Les Fleurs du mal » ont mal aux alexandrins.

Le naïf poème érotique

La première fois quand je l’ai vue
J’ai tout de suite remarqué son regard
J’en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit Faut que je l’aborde
Pour voir si tous deux on s’accorde

J’ai déposé mon baluchon
Alors j’ai vu tes gros yeux doux
J’en suis devenu un peu comme fou

Quand je t’ai dit que tu me plaisais
Que j’aimerai bien te revoir
Tu m’as donné rendez-vous le soir

Et je t’ai dit Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée belle fille
Que je t’aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m’as caressé doucement la tête
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J’ai pose ma main sur ta main
Vous voyez bien que ce n’est pas malsain

A l’ombre des eucalyptus
Je t’ai dit Je veux que tu me suives
Je te sentais d’humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m’as fait une petite promesse
Gage d’affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n’aurais plus qu’a me faire prêtre
Je ne pourrai jamais m’en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m’en mordrai très fort les doigts
Chérie vraiment je n’aime que toi !

(Paul Adam)

C’est joli, n’est-ce pas ? Maintenant changez la fin du second vers de chaque strophe pour qu’il rime avec le premier vers plutot qu’avec le troisième vers ! Un peu d’imagination, ce n’est pas trés dur mais c’est trés marrant… Si vous ne trouvez vraiment pas la solution, lisez ci-dessous :

La première fois quand je l’ai vue
J’ai tout de suite remarqué son cul
J’en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit Faut que je la bourre
Pour voir si tous deux on s’accorde

J’ai déposé mon baluchon
Alors j’ai vu tes gros nichons
J’en suis devenu un peu comme fou

Quand je t’ai dit que tu me plaisais
Que j’aimerai bien te baiser
Tu m’as donné rendez-vous le soir

Et je t’ai dit Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée belle salope
Que je t’aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m’as caressé doucement la bite
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J’ai pose ma main sur ta moule
Vous voyez bien que ce n’est pas malsain

A l’ombre des eucalyptus
Je t’ai dit Je veux que tu me suces
Je te sentais d’humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m’as fait une petite pipe
Gage d’affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n’aurais plus qu’a me faire pédé
Je ne pourrai jamais m’en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m’en mordrai très fort les couilles
Chérie vraiment je n’aime que toi !

Mais quel âge ont-ils ?

« Un peintre a l’âge de ses tableaux ; un poète a l’âge de ses poèmes ; un scénariste a l’âge de ses films. Seuls les imbéciles ont l’âge de leurs artères. »

Henri Jeanson

Un poète dans l’âme

Un jeune homme entre chez la fleuriste et commande un bouquet de roses rouges. Lorsque le bouquet est préparé, la commerçante lui demande s’il y a quelque chose de spécial à noter sur la carte et le jeune homme à ce moment lui dicte quelques mots.

Un peu plus tard, le gars se retrouve devant la porte de sa dulcinée le bouquet à la main. La fille le laisse rentrer, et prend les roses.
« C’est une touchante attention », lui dit-elle. Puis, voyant le mot, elle lit à haute voix :
« Voici des roses, ô ma douce
Aussi belles que ta frimousse
Pour te dire ma jolie fleur
Quel le vœu de mon cœur
C’est mon rêve Marie-Lise
Il faut que je te bise. »

Alors la fille sourit d’un air narquois et dit :
« Dommage que je ne m’appelle pas Marie-Thérèse… »

Et le gars lui répond :
« Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas pour rien que je m’appelle Hercule ! »