Avocat, un vrai métier ?

Les perles : la justice

« Quand on sait pas, on va pas ! » conseille l’humoriste. Une avocate, sans doute peu habituée à la fréquentation de la justice pénale, aurait dû faire sienne cette devise. Elle avait négligemment oublié que les pièces de procédure doivent être communiquées à la partie adverse, afin de préserver le respect du contradictoire. À la barre, elle soufflait ensuite les réponses à son client d’un air détaché, sur le ton : « Dis-le au tribunal », « Lève-toi », « C’est bon, tu peux te rasseoir ! » devant des magistrats qui n’en croyaient pas leurs oreilles. Eh oui, avocat, c’est un vrai métier !

La guérilla procédurale

Les perles : la justice

L’avocat, dans une procédure à tiroirs en forme de guérilla avec l’accusation sur fond d’autorisation de permis de construire : « Allez savoir pourquoi, mais chaque fois que le tribunal aborde cette affaire, le parquet grince des dents. » Côté défense, c’est un disque un peu rayé !

La voiture de l’avocat

Les perles : la justice

Déluge sur la Provence. Un automobiliste avocat découvre sa voiture personnelle stationnée dans un parking sous plusieurs centaines de mètres cubes d’eau.
– Il va falloir porter la voiture à l’expert, lui lance son assureur, un rien détaché des choses aquatiques.
– Ah, je crois que c’est l’expert qui va devoir venir à la voiture ! lui rétorque l’avocat.

L’honneur de la magistrature

Les perles : la justice

Un avocat parisien demande le renvoi d’une affaire. Le tribunal le lui refuse. « Même à Santiago-du-Chili, ça ne se passerait pas comme ça ! » s’enflamme alors l’avocat. Cette petite phrase lui vaudra des poursuites et une amende de 40.000 francs. Ce qui fait aussi dire à certains avocats, cinglants : « Cela ne fait pas cher payé l’honneur d’un magistrat. » D’autant qu’ils étaient trois.

Les magistrats pédophiles

Les perles : la justice

Pour la défense d’un de ses clients, l’avocat niçois Michel Grattirola porte des accusations graves, relatives notamment à l’existence de réseaux pédophiles dans la magistrature. Poursuivi pour outrage, condamné à huit mois de prison avec sursis et 10.000 francs d’amende, il est ensuite blanchi par la Cour de cassation. La juridiction suprême a estimé que ses propos ne pouvaient donner lieu à aucune poursuite.