La défense innocente

Les perles : la justice

Le président du tribunal :
– Qui défendez-vous, maître, dans ce dossier ?

L’avocat, tout sourire :
– L’innocent !
Aux mains pleines, à coup sûr.

Subornation de témoin

Les perles : la justice

Tribunal correctionnel. Un grand silence traverse tout à coup la salle. Un témoin vient d’affirmer qu’un avocat de la défense lui a fait passer un brouillon à recopier et à réciter à la barre. Un brouillon qui devait servir à témoigner en faveur d’un trafiquant de drogue ! Les magistrats n’en croient pas leurs oreilles, l’avocat ainsi montré du doigt se fait bernard-l’hermite. Si ce n’est pas de la subornation de témoin, ça y ressemble quand même fortement.

Défaut de communication

Les perles : la justice

Deux avocats plaident pour le même prévenu dans une affaire de corruption dans la police, où le « milieu » était renseigné grâce à des policiers « ripoux » et à l’intervention d’un journaliste peu scrupuleux. Étrangement, le premier avocat demande la relaxe de son client, tandis que le second estime que la peine déjà prononcée en première instance est trop élevée. C’est ce qu’on appelle une défense concertée.

L’aide juridictionnelle

Les perles : la justice

Lors de la manifestation de protestation contre la maigre rémunération de l’aide juridictionnelle (AJ), les avocats se sont fait la voix à la manière des potaches en quête de slogans ravageurs. Du coup, c’est Marylise Lebranchu, la ministre de la Justice, qui a essuyé les plâtres. Du très classique « Lebranchu, t’es foutue, les avocats sont dans la rue ! » au plus insolent « Guigou au trou, Lebranchu en garde à vue ». Du très communiste « Avocats de tous les barreaux, unissez-vous ! » au très judiciairement « tendance », façon Omar m’a tuer : « L’AJ m’a tuer ». Sans oublier le très audacieux : « Lebranchu, le barreau, tu l’as dans le c… ! »

Louis a des relations

Les perles : la justice

« Je ne risque rien. J’ai des relations », répète Émile Louis, le tueur présumé de sept jeunes filles entre 1977 et 1979, aux gendarmes venus l’interroger. Il faudra effectivement attendre plus de vingt ans pour qu’éclate enfin l’affaire des « disparues de l’Yonne ».