L’assiduité du pianiste

C’est la dernière répétition avant le concert. Le chef d’orchestre, nerveux, fait travailler une dernière fois ses musiciens puis leur dit :
– Messieurs, je tiens à remercier publiquement le pianiste : il est le seul d’entre vous à avoir assisté à toutes les répétitions avec sérieux et assiduité.
– C’est la moindre des choses, répond le pianiste, je ne pourrai pas venir pour le concert de ce soir.

Le banc du pianiste

– Hier soir, raconte un pianiste, j’ai participé à un concert.
– Comment ça s’est passé ?
– Plutôt mal !
– Pourquoi ?
– Quand je me suis assis au piano, tout le monde est parti à rire.
– Tu as mal joué !
– Non, il n’y avait pas de banc.

La seule place disponible

Par lettre et par téléphone, un casse-pied relance un virtuose qui doit donner, en sa ville, son unique concert de l’année et à guichet fermé. N’obtenant pas satisfaction, l’anonyme casse-pied se rend à la salle de concert et guette l’arrivée du pianiste. Le voici qui arrive :
– Ah monsieur, c’est moi qui vous ai écrit et téléphoné pour une place. Pourriez-vous me donner satisfaction ?
– Je n’ai qu’une place, une seule place à ma disposition, monsieur. Et je vous l’offre, oui.
– Je ne sais comment vous remercier, monsieur. Où est-elle, cette place ?
– Au piano, monsieur.

Le pianiste vulgaire

Un jeune pianiste classique, fraîchement diplômé du conservatoire et sans le sou s’apprête à auditionner dans un night-club très chic de Bruxelles. Il s’assied devant le piano, et bourré de trac, il commence à jouer.

Dans le bar, toutes les personnes présentes s’arrêtent soudainement de parler pour l’écouter et à la fin du morceau, c’est un véritable tonnerre d’applaudissements !

Le patron vient le voir et lui dit :
– C’était la plus belle mélodie que j’aie entendu, c’était du Chopin ou du Brahms ?
– Ni l’un ni l’autre… J’ai écrit ce morceau moi-même.
– Vraiment ? C’est incroyable ! Et comment ça s’appelle une fois ? demande le patron.
– « Dégrafe ta chemise et montre-moi tes seins ».

Le patron est un peu étonné mais prend cela pour une petite excentricité. Il lui demande de jouer un autre morceau. Le pianiste commence à jouer un morceau encore plus beau que le premier, et la fin du morceau est saluée d’un fracas d’applaudissements.
– C’était Bach ou Beethoven ? interroge le patron.
– Encore perdu fieu : j’ai écrit ce morceau moi-même, tout comme le premier ! réplique le pianiste.
– Et comment l’avez-vous appelé ? dit le patron avec un peu d’appréhension.
– « Retourne-toi, enlève ta jupe et montre-moi où le soleil ne brille jamais » répond le pianiste.
– Bon, vous êtes engagé, mais s’il vous plaît, n’introduisez aucun de vos morceaux. Il n’y aura même pas de micro sur scène, contentez-vous de jouer et ne parlez pas.

Cette nuit-là le pianiste arrive et joue devant une salle bondée. Il reçoit une standing ovation après chaque morceau, et dès qu’il le peut, il se dirige vers les toilettes pour un besoin pressant.

Pendant qu’il est occupé à se soulager aux urinoirs, un homme rentre dans les toilettes et s’adresse à lui : « Vous êtes le plus grand pianiste que j’aie entendu. Puis-je avoir votre autographe ? »

Le pianiste s’exécute et, dans la foulée retourne dans la salle en oubliant de refermer sa braguette. Il va au bar et demande à la serveuse s’il peut avoir un cocktail. La fille lui répond :
– Je vous amènerai votre cocktail avec joie. Mais si vous me permettez une remarque… vous savez votre braguette n’est pas fermée et vous avez la bite qui pendouille…
– Si je la sais ? Bien sûr que oui je la sais ! C’est moi qui l’ai écrite !

La particule de Kalkbrenner

Le pianiste Kalkbrenner tenait beaucoup à la particule qui précédait son nom et en faisait étalage en toute occasion.
– Savez-vous, dit-il à quelqu’un de sa connaissance, que la noblesse de ma famille remonte aux Croisades ? Un de mes ancêtres a accompagné l’empereur Barberousse.
– Au piano ? demande l’autre.