La vengeance de Rintintin

Olive possède un petit chien bâtard dont il est très fier. Il en parle à son ami Marius :
– Je l’appelle Rintintin, il est aussi bon policier que le vrai, et surtout ne t’avise pas de dire devant lui qu’il n’est pas un chien policier…
– Tu rigoles ! s’exclame Marius. Il ne serait pas des services secrets par hasard ?

Aussitôt, Rintintin se précipite sur Marius et lui arrose les chaussures.
– Je t’avais prévenu, dit en riant Olive. Tant pis pour tes beaux souliers vernis !

Marius, vexé, monte dans sa voiture et avant de démarrer, dit en ricanant :
– Et maintenant, je peux t’assurer que ton corniaud de chien… Mais au fait, où est-il ?
– Il fait pipi sur tes quatre pneus, pardi !

Les poissons de Marseille

César est assis au bord de l’étang depuis bientôt quatre heures et n’a encore rien pêché. Arrive Marius juste au moment où César sort sa canne de l’eau pour la relancer.
– Tu ne prendras jamais rien, té fada, ton asticot, il est en plastique ! dit Marius.

César est furieux :
– Chut ! Si tu n’avais rien dit, ils ne l’auraient pas su, les poissons !

Le chien de chasse marseillais

Marius a le meilleur chien de chasse du monde.
– Il est formidable, explique- t-il à Olive. Tiens, même ici, à Marseille, quand il s’arrête devant une boutique, c’est qu’il y a du gibier à l’intérieur.
– On va voir, dit Olive très sceptique.

Ils partent, tous les deux, derrière le chien qui repère successivement une boucherie où l’on vend du marcassin et un volailler qui a des faisans à son étalage.
– Formidable, hein ! dit Marius.
– Continuons, répond Olive.

On continue et le chien tombe en arrêt devant un marchand de bicyclettes.
– Ah ! Ah ! dit Olive voilà la preuve que ton chien ne vaut rien.
– Si, dit Marius, regarde le nom du marchand : Lelièvre et fils.

Le super TGV marseillais

Un Anglais, un Américain et un Marseillais parlent de la rapidité des trains dans leurs pays.
– Les trains anglais vont si vite, dit le Britannique, qu’on ne distingue pas les champs les uns des autres.
– Ce n’est rien ça ! s’exclame l’Américain, chez nous, les poteaux électriques défilent si vite qu’on dirait un peigne fin.
– Pôvres de vous ! s’écrie le Marseillais, les trains français sont bien les plus rapides. Ceux qui roulent en Provence surtout. Tenez, moi, l’autre jour, je me suis mis en colère contre le chef de gare de Marseille et je lui ai envoyé une gifle. Hé bien, c’est le chef de gare de Nice qui l’a reçue !