blague sur les élections

20 décembre 2019 – Le petit ivre rouge

(ou « le retour des chonchons flingueurs »)

dessin humoristique de Glon sur Jean-Luc Mélenchon et ses déclaration sur l’inéligibilité des condamnés
20 décembre 2019 – Le petit ivre rouge

Mélenchon en 2017 : « Quiconque est condamné une fois est inéligible à vie »
Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui : « Sauf moi ! …D’ailleurs je suis sûr que je peux être élu, en tout cas à Levallois… »
(caricature de Philippe Martinez)

Quelques esprits éclairés m’ont appris récemment que lorsque je dessinais Macron, Balkany, Fillon ou Le Pen, je faisais de l’humour, mais que lorsque je dessinais Mélenchon ou Martinez, alors là je faisais de l’humour de droite.

Ciel.

J’en conclus donc que l’humour serait parfois hémiplégique.

Je dois manquer cruellement de discernement, et de vue à 360°.

Mais à bien y réfléchir, il est vrai que l’humour d’une certaine gauche, habilement pratiqué, peut être irrésistible. J’en ai d’ailleurs une preuve aussi proche qu’éclatante : l’un de mes beaux-frères, réfugié vénézuélien, s’en tient encore les côtes. L’évocation du seul nom de Chavez ou de Maduro, même prononcé à voix basse et l’œil sombre, lui impose un changement de slip urgent. (La chose est d’autant plus hilarante que sous ce régime visionnaire, il est difficile d’acquérir plusieurs slips.)

Que l’on me pardonne donc, car je vais me corriger : la prochaine fois que je dessinerai Mélenchon, je ne ferai que reprendre ses propres saillies, dont il est prodigue. Ça devrait faire rire toutes les parties, même les plus basses.

Et en panoramique.

Glon

Les voix de l’infidélité

C’est un couple de vieux mariés qui fêtent leurs 50 ans de mariage. L’homme dit à sa femme :
– Après autant de temps passé ensemble, tu peux m’avouer si tu m’as trompé…

Sa femme hésitante lui dit :
– Tu te souviens que le prêt pour la maison nous avait été refusé et que, deux jours après, le banquier a sonné pour dire qu’il était accepté ?! Ben…
– Ah, tu ne m’as trompé qu’une seule fois ?
– Ben non… La fois où tu as failli perdre ton job… la semaine d’après, ton chef t’a dit qu’il te gardait et tu n’as plus jamais été inquiété par la suite… Ben…
– Bah, deux fois et en plus pour de bonnes causes, je te pardonne… C’est tout ?
– Ben non. Tu te souviens lorsque tu t’es mis sur les listes électorales ?
– Oui, et alors ?
– Ben, il te manquait 2500 voix…

La toute première fois…

Ce fut très émouvant. J’entrai dans la pièce, ému comme on peut l’imaginer, pour une toute première expérience, pour me prouver à moi-même que j’en étais capable, que j’avais atteint l’âge ou on pouvait le faire devant tout le monde, en vrai quoi !

J’avais longuement hésité en tournant et retournant plusieurs fois dans mes mains l’objet de ce pouvoir que j’allais enfin exercer, et je l’avais finalement glissée dans son enveloppe protectrice, doucement pour ne pas le froisser.

Elle était déjà là, et je la découvris en écartant doucement le voile qui me séparait encore d’elle. Sa fente s’offrait, alanguie, mais j’hésitais encore… Serais-je capable d’aller au bout ?

Je l’y insérée, un peu, puis plus encore, puis mon hésitation prenant le dessus, je l’en retiré à moitié, respiré un grand coup et l’y introduisis tout entier.
– A voté, dit le maire, qui assista à mon premier vote à 18 ans.