Le bouillon de la guérison

Le médecin va visiter une malade.
– Comment va-t-elle ce matin ? demande-t-il à l’employée de maison.
– Mieux, beaucoup mieux, docteur, elle a avalé une tasse de bouillon et a jeté tasse et soucoupe à la tête de monsieur.

Le claquage de porte

Un type se lève du pied gauche et commence à râler :
– Pfff… ce café, c’est du jus de chaussette, cet œuf n’est pas cuit et le pain n’est même pas frais !

Il sort de table et quitte la cuisine sans un regard pour sa femme et part travailler. Elle le rappelle dans le hall :
– Chéri, tu as oublié quelque chose !
– Quoi donc ?
– Tu as oublié de claquer la porte !

Le cimetière de la joie

Un homme conduisant sa femme au cimetière paraît tout heureux. À son arrivée, un cousin ne peut se retenir de lui dire :
– Je ne comprends pas comment tu fais pour être si gai, surtout au cimetière !
– Que veux-tu, mon cher, c’est la première fois que nous sortons ensemble sans nous disputer !

L’origine des guerres

– Papa, demande un petit garçon, au cours du dîner, comment les guerres éclatent-elles ?
– Eh bien, mon chéri, commence le père, mettons que la France se dispute avec l’Angleterre…
– La France ne se dispute pas avec l’Angleterre, interrompt la mère.
– Je n’ai jamais dit que la France se disputait avec l’Angleterre, reprend le père d’un ton agacé. J’ai dit : « Mettons… »
– C’est ridicule, ajoute la mère. Tu vas lui mettre dans la tête un tas d’idées fausses !
– Ce n’est pas du tout ridicule, réplique le père. Évidemment, s’il n’écoute que toi, il ne risque pas d’avoir une seule idée dans la tête.
– Merci papa, merci maman, coupe le petit garçon. J’ai compris maintenant comment éclatent les guerres !

Le gâteau de la dispute

– Pour ma petite femme adorée, dit un homme à un pâtissier, je voudrais que vous fassiez un beau moka avec, écrit dessus, en sucre : « Bon anniversaire. »

Le jour prévu pour la livraison du gâteau, l’homme téléphone au pâtissier.
– Je me suis disputé avec ma femme.
– Alors vous ne voulez plus du moka ?
– Il n’est pas question d’annuler la réception à laquelle elle a convié toutes ses amies pour fêter ses trente ans. Je vous demanderai seulement d’écrire sur le gâteau : « Bon 41ème anniversaire ! »