Le sevrage du chiot

Un représentant de commerce qui était à l’étranger sur les routes depuis plus de deux mois avait enfin la possibilité de rentrer chez lui pour retrouver sa femme et ses enfants afin de fêter Noël en famille.
Pour se faire pardonner après une si longue absence, il décida de faire un beau cadeau à sa progéniture. Sur le chemin de l’aéroport, il s’arrêta dans une animalerie et fit l’acquisition d’un mignon petit chiot labrador.

À l’enregistrement des bagages, une hôtesse lui fait remarquer que la compagnie ne tolère pas les animaux en cabine, et que le chiot devra voyager en soute.

Le représentant fait mine d’acquiescer, puis il se dirige dans les toilettes de l’aéroport et revient se présenter au guichet d’enregistrement un peu plus tard, sans le chiot…

L’avion décolle et quinze minutes plus tard, alors que l’hôtesse arpente le couloir de la classe économique, elle remarque le voyageur de commerce qui semble aller très mal : il est pâle, il s’agrippe à ses accoudoirs et de la sueur perle sur son front. L’hôtesse lui demande si tout va bien
« Oui, oui, ça va… », répond le VRP, « J’ai juste un peu mal au cœur. »

Pourtant, quinze minutes plus tard, l’hôtesse revient et constate que la situation a empiré. Une fois encore, elle demande au voyageur si tout est OK.
– Eh bien, lui répond le VRP d’un ton visiblement embêté, vous savez, le chiot que je vous ai montré à l’embarquement et au sujet duquel vous m’aviez dit qu’il devait voyager en soute… En fait, je ne m’en suis pas séparé, mais je l’ai emmené avec moi ici, en cabine, en le cachant dans mon caleçon.
– Ha ha, répond l’hôtesse d’un ton de reproche, vous allez devoir payer une amende pour cela. Mais dites-moi, pourquoi semblez-vous si crispé ?
– C’est que… Apparemment, ce chiot n’était pas encore sevré…

La fumée du cul

Toto et son pote Kévin sont assis par terre sur le trottoir et discutent de leurs paternels respectifs :
– Moi, mon père, quand il recrache la fumée de ses cigarettes, il arrive à faire des ronds de fumée ! dit Kévin.
– Ça c’est rien, répond Toto, Le mien, il arrive à fumer avec son derrière !
– Pas possible ? demande Kévin, tu l’as vraiment vu faire ?
– Non, répond Toto, mais j’ai bien vu les tâches de goudron sur son caleçon.

Comment soigner une migraine

André a très très mal à la tête. Quand il se lève le matin, il a mal à la tête. Dans les embouteillages vers le bureau, il a mal à la tête.

Toute la matinée, il a mal à la tête. Le midi il déjeune seul, forcément il ne peut pas participer aux conversations de ses collègues, il a mal à la tête.

L’après-midi, il essaie d’oublier qu’il a mal à la tête. Il rentre tôt pour essayer de se coucher et de dormir un peu, mais la nuit le trouve éveillé par son mal à la tête…

Ça fait dix ans que ça dure et après avoir consulté plusieurs médecins sur son cas, au bord du suicide, André prend un matin rendez-vous chez un spécialiste. L’homme en question passe la tête d’André au scanner et rend son verdict :
– André, j’ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise… La bonne c’est que nous avons enfin trouvé l’origine de votre mal. La mauvaise, c’est justement l’origine de votre mal… En fait, vos testicules font pression sur le bas de votre dos. Les lombaires, en réaction, pincent le nerf spinal, lequel remontant le long de la colonne jusqu’à la tête, provoque une irritation permanente du cerveau, d’où vos maux de tête chroniques.
– …Euh… Et que peut-on faire pour remédier à ça, Docteur ?
– Seulement deux choses André, vous couper les bijoux de famille, ou vous laisser vivre avec votre mal.

Quelques instants de réflexion suffisent à André pour se décider, il a vraiment trop mal à la tête :
– On coupe, Docteur !

Trois jours suffisent pour qu’André, remis des suites de l’opération, quitte la clinique. Un monde nouveau s’étale devant ses yeux incrédules : ses migraines l’ont quitté, ses tempes ne battent plus, ses idées sont claires, les gens lui sourient et il leur sourit enfin !

Pour fêter ça, passant devant l’officine d’un tailleur pour homme, il décide de s’offrir un nouveau costume sur mesure et pousse la porte de l’échoppe.
– Bonjour monsieur le tailleur, je voudrais m’offrir un costume sur mesure !
– Pas de problème monsieur, je vous propose cette veste en 54 et ce pantalon en 46 qui vous iront parfaitement.

Un peu étonné d’une telle acuité de jugement, André enfile l’ensemble et constate qu’il lui va comme un gant.
– Vraiment monsieur, je suis impressionné ! Comment pouvez-vous savoir ma taille aussi précisément ?
– Le coup d’œil du pro, monsieur, j’exerce depuis plus de vingt ans.

Emballé, André décide de compléter ses achats en s’offrant un caleçon de marque.
– Vous avez bien raison monsieur, je vous propose ce modèle à carreau en taille 42…

André corrige le tailleur.
– Désolé monsieur, mais cette fois vous faites erreur, je porte uniquement du 40.

Le tailleur insiste :
– Croyez-en le coup d’œil du pro, monsieur. En caleçon, vous faites du 42.

André insiste encore :
– Navré de vous prendre à défaut, monsieur, mais je porte du 40 depuis au moins 10 ans !

Et le tailleur, qui reste un commerçant, réplique :
– C’est comme vous voudrez monsieur, mais je dois vous prévenir : en portant du 40, vos testicules vont faire pression sur le bas de votre dos et vos lombaires, en réaction, pinceront le nerf spinal qui…