Le chien de chasse marseillais

Marius a le meilleur chien de chasse du monde.
– Il est formidable, explique- t-il à Olive. Tiens, même ici, à Marseille, quand il s’arrête devant une boutique, c’est qu’il y a du gibier à l’intérieur.
– On va voir, dit Olive très sceptique.

Ils partent, tous les deux, derrière le chien qui repère successivement une boucherie où l’on vend du marcassin et un volailler qui a des faisans à son étalage.
– Formidable, hein ! dit Marius.
– Continuons, répond Olive.

On continue et le chien tombe en arrêt devant un marchand de bicyclettes.
– Ah ! Ah ! dit Olive voilà la preuve que ton chien ne vaut rien.
– Si, dit Marius, regarde le nom du marchand : Lelièvre et fils.

Oh la chieuse !

Après deux heures d’essais de chaussures par la même cliente indécise, la vendeuse commence à s’impatienter :
– Dans la boutique d’en face, vous devriez trouver mieux qu’ici, ce qui vous convient.
– Certainement pas ! D’ailleurs ce sont eux qui m’ont dit : « Allez donc en face, ils seront ravis de pouvoir vous satisfaire ».

Attention au trou…

– Voici, dit le vendeur d’une boutique de téléphones portables, le tout dernier modèle de notre gamme. Nous y joignons un gadget indispensable : la liste des travaux de voirie prévus pour les trois prochains mois, afin que, lorsque vous téléphonerez en marchant dans la rue le nez en l’air, vous ne risquiez pas de tomber dans une bouche d’égout.

La politesse n’a pas d’âge

La patronne d’une boutique d’antiquités dit à un curieux qui examine les meubles et les bibelots exposés :
– Je suppose que, dans la bouche d’un amateur d’objets anciens, ce n’est pas péjoratif. Néanmoins, je préférerais, quand vous vous adressez à moi, que vous me disiez « Madame » plutôt que « Ma vieille ».

Qui compte et qui lisse

Ayant perdu sa place, un comptable a décidé d’ouvrir une petite boutique de fruits et légumes. Le premier jour, il va au marché de gros à Rungis où il achète cinquante melons à un euro, qu’il met en vente au même prix d’un euro. Le soir, il a tout vendu et il fait ses comptes.
– Je n’y comprends rien, dit-il à sa femme, nous n’avons pas gagné un centime.
– C’est ta faute, aussi. Je t’avais dit d’en prendre deux fois plus !