Cabossage paternel

Toto entre à la cuisine en pleurant, sa maman lui demande la raison de son chagrin.
– Papa a cabossé la voiture en sortant du garage.
– Mais c’est une raison de rire, et non de pleurer.
– C’est ce que j’ai fait, alors il m’a battu.

Les chatons catholiques

Un prêtre se balade dans la rue et voit Toto qui porte une boite en carton. Dans la boite en carton, il y a des tout jeunes chatons. Le prêtre sort une petite gourde d’eau bénite et en balance quelques gouttes sur les chatons. Puis il dit à Toto :
– Te voilà avec des chatons catholiques maintenant.

Deux semaines plus tard, le prêtre croise à nouveau Toto dans la rue. Il lui demande :
– Comment vont tes petits chats catholiques ?

Et Toto lui répond :
– Ils ne sont plus catholiques..
– Pourquoi donc ? demande le prêtre.
– Ils ont ouvert les yeux, répond Toto.

Toto et Simone Heurdebaise

C’est le premier jour d’école dans cette classe de cours élémentaire. L’institutrice est en train de faire l’appel des élèves en s’attendant à tout bout de champ à ce qu’un des garnements n’en profite pour faire rire ses petits copains.
– Et toi là-bas, quel est ton nom ?
– Alexandre m’dame, Alexandre Martin.
– Très bien, et toi ?
– Jérôme Tangue, madame.
– Parfait. Et toi ?
– Simone Heurdebaise, madame.

Alors l’institutrice pique une colère :
– Ah non alors, pas de ça avec moi ! Dis-moi quel est ton vrai nom Simone !

Alors la pauvre petite ne comprend pas et sanglote :
– Mais madame, c’est vraiment mon nom. Vous pouvez aller vérifier chez les CM2 et demander à ma sœur si vous ne me croyez pas !

La maîtresse, cette mégère incrédule, décide d’en avoir le cœur net. Elle traverse le préau et se rend dans la classe des CM2. Elle frappe à la porte, entre, et sans même un regard pour l’instituteur, elle demande à la classe :
– Est-ce qu’il y a une Heurdebaise ici ?

Et du dernier rang s’élève la voix du Toto de service :
– Tu parles ! Ça risque pas : déjà qu’on a même pas de pause pour le goûter.

La tête mouillée

Toto, en classe, n’arrive pas à suivre la leçon de calcul mental. Le maître le voit à plusieurs reprises cracher sur sa paume puis se flanquer la paume humide sur le front. Intrigué, il finit par demander :
– Alors Toto ? Qu’es-tu occupé à faire ?
– J’essaie de comprendre le calcul mental.
– Ah bon ?
– Ben oui. J’ai entendu hier soir maman dire à papa : mouille la tête ça rentrera mieux…