Les crocodiles de Marseille

C’est trois hommes qui sont en Amazonie, ils doivent traverser une rivière infestée de crocodiles.

Le premier essaie mais en vain il se fait bouffer dès le premier pas.

Le deuxième tente la traversée mais se fait bouffer par un crocodile.

Le troisième, quant à lui, enlève son tee-shirt et écrit dessus : « Marseille champion de France ! » et il traverse sans problème.

Pourquoi ? Parce que Marseille champion de France même un crocodile ne peut pas avaler ça !

La rose et la crotte

C’est une dame très chic qui sort d’un merveilleux restaurant. Elle porte un manteau d’hermine avec une rose noire épinglée au revers, mais quelque chose de très très classe ! Tout à coup, en montant dans le taxi, voilà que la rose se décroche, tombe et s’écrase sur une crotte. Alors la rose dit :
– Tout de même ! Il y a de ces hauts et de ces bas, dans la vie ! Il n’y a pas cinq minutes, j’étais épinglée à un somptueux manteau de fourrure qui sentait bon le parfum pour riches. J’étais une belle rose, tout le monde me regardait, et voyez où je suis tombée…

Et là, la crotte lui répond :
– Ah ça, la vie est pas marrante, à qui le dites-vous ! Quand je pense que moi, pas plus tard qu’hier, j’étais un beau baba au rhum !

IBM au Zaïre

KABINDA, ZAÏRE

Dans un geste que les officiels d’IBM ont qualifié de percée majeure dans l’actuelle révolution mondiale des télécommunications menée par la compagnie, M’wana Ndeti, un Bantou du Zaïre, a utilisé hier un modem « IBM global uplink network » pour ouvrir une noix.

Ndeti, qui a tenté pendant vingt minutes de casser la noix à mains nues, l’a écrasée facilement en la frappant à plusieurs reprise avec le puissant modem. « Je n’arrivais pas a ouvrir la noix par moi-même », a affirmé l’homme de 47 ans, qui a ajouté la savoureuse noix à un épais bouillon à base d’arachides quelques instants plus tard. « Avec l’aide d’IBM, j’ai réussi à la casser ». Ndeti avait découvert ce casse-noisettes, le modem 28.8 V.34, alors qu’IBM filmait un commercial dans son village du sud-ouest du Zaïre. Pendant un arrêt dans le tournage, qui montrait des villageois africains dans une téléconférence passionnée avec des écoliers japonais via l’ordinateur, Ndeti s’est faufilé sur le plateau et s’est empare du modem, afin de s’en servir comme ustensile contondant.

Les officiels d’IBM n’ont pas été surpris que l’immuable géant de l’ordinateur ait pu fournir à Ndeti des solutions pratiques à ses problèmes quotidiens. « Nos systèmes de télécommunications offrent aux gens de partout à travers le monde des solutions de réseau global qui correspondent à leurs besoins spécifiques », a précisé Herbert Ross, le directeur du marketing chez IBM. « Que vous soyez une soeur cloîtrée dans un couvent italien ou un aborigène dans le Grand Désert de Sable d’Australie, IBM a les idées pour vous conduire là où vous souhaitez vous rendre aujourd’hui. »

Selon Ndeti, parmi toutes les caractéristiques impressionnantes du modem, la plus remarquable est son solide boîtier de plastique, qui a survécu sans peine à plusieurs minutes de pilonnage vigoureux contre une grosse pierre. « J’ai mis la noix sur une roche, et je l’ai frappée avec le modem », a dit Ndeti. « Le modem n’a pas cassé. C’est un bon modem. »

Ndeti a été tellement impressionné par le modem qu’il s’est procuré une nouvelle station de travail IBM, complètement équipée avec un microprocesseur PowerPC 601, un lecteur CD-ROM octuple vitesse et trois connecteurs de réseau ethernet 16-bit. L’indigène a déjà fait bon usage du système informatique, confectionnant un piège à gazelles avec le câblage, une ancre à bateau avec l’écran et une arme primitive mais efficace avec sa souris.

« C’est un bon ordinateur », a commenté Ndeti, ouvrant avec le processeur interne, plat et tranchant, une gazelle fraîchement capturée. « J’utilise chacune de ses parties. Je vais faire cuire cette gazelle sur le clavier. » Quelques heures plus tard, Ndeti a couronné son délicieux souper de gazelle en fumant les deux cents pages du manuel de l’utilisateur.

Les porte-parole d’IBM ont vanté le choix d’ordinateur fait par Ndeti :
« Nous sommes heureux que les Bantous fasse confiance à IBM pour leurs besoins d’affaires », a conclu William Alaire, CEO de la compagnie. « De Kansas City à Kinshasa, IBM rapproche le monde. Notre technologie d’avant-garde est vraiment en train de créer un village global ».