Jean-Marie est mort !

Un certain Jean-Marie, ex-leader d’un parti d’extrême droite, vient à mourir. Comme tout le monde, il est accueilli par Saint-Pierre aux portes du Paradis.

Saint Pierre l’accueille :
– Jean-Marie, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi. Laquelle veux-tu connaître en premier ?
– Donnez-moi la mauvaise nouvelle d’abord, Saint-Pierre…
– La mauvaise nouvelle, c’est que Dieu n’a pas du tout apprécié tes prises de position racistes. Ici au Paradis, on est tous très bien intégrés, blancs, jaunes, noirs, basanés… Et pareils pour les juifs, catholiques, musulmans, hindous, etc.
– D’accord, d’accord… Et quelle est la bonne nouvelle ?

Saint-Pierre sourit et dit :
– La bonne nouvelle Jean-Marie, c’est que là où tu vas, tu n’auras pas besoin de te soucier de tout ça…

La punition du curé golfeur

Le père Martin est un curé très « nouvelle vague ». Diplômé de sociologie avant d’avoir fait ses études de théologie, il est aussi golfeur impénitent.

Aussi, un dimanche matin du mois de mai, alors que le soleil dardait ses rayons de façon arrogante, le père Martin décida qu’il irait jouer au golf aujourd’hui !

Ça tombait plutôt bien, puisqu’un jeune futur curé qui finissait son cursus au séminaire était là pour un stage. Alors il dit à son stagiaire qu’il se sent patraque et incapable de dire la messe, et l’encourage très fortement à le remplacer.

Puis, le père Martin prend ses clubs et ses claques et fonce en direction du terrain de golf (situé à plus de 50 km, ce qui lui évitait le stress de rencontrer quelqu’un de la paroisse).

Alors que le curé est sur le green (désert en ce dimanche matin), en train de poser son premier tee, Saint Pierre qui observait ça du coin de son œil céleste se tourne vers Dieu et lui dit :
– Seigneur, vous n’allez tout de même pas le laisser continuer comme ça ?

Alors Dieu qui regardait lui aussi tout ça avec amusement répond :
– Non, non. Rassure-toi.

Au même moment, le père Martin frappe la balle grâce à un formidable swing. La balle s’élève directement dans la direction du deuxième trou… et vient retomber directement dans le trou ! Un trou en un de 400 mètres !

Saint-Pierre est super étonné :
– Mais pourquoi lui avoir permis de réussir un tel coup ?

Et en souriant Dieu répond :
– À qui va-t-il pouvoir en parler ?

La mort de la finance

Un financier véreux meurt. Saint Pierre hésite à lui ouvrir la porte du paradis. L’homme essaie de le convaincre :
– C’est vrai, j’avais quelques mauvaises actions… mais je les ai toutes refilées !

L’informatique du Paradis

Nous sommes le 1er avril 2020, Bill Gates vient de mourir et il est accueilli par Saint Pierre en personne.

A l’entrée du paradis Saint Pierre lui dit :
– Ici, tout est informatisé. Réseau TCP-IP, pleins de PC Intel-Pentium IV 4,2 Ghz, Windows 2020 Server, Office 2020 avec les patch « Paradis 2020 », etc…

Bill Gates est aux anges (sans mauvais jeu de mots).

Par contre, à cause de quelques fautes légères (prix exorbitants de ses logiciels, bugs extrêmement nombreux, support client défaillant, tentative d’hégémonie mondiale, écrasement de la concurrence, etc.), Bill Gates doit passer 1 heure au purgatoire.

Fairplay, Bill Gates accepte en se disant qu’après tout 1 heure de purgatoire c’est bien peu payé pour ses activités terrestres…

1 heure après, Bill Gates revient à la porte du paradis, Saint Pierre vérifie sur son ordinateur.
– Ah ! Excusez-moi Mister Gates, mais le système vient encore de planter et l’horloge système s’est remise sur 1920. Or, d’après nos fiches vous ne devez être libéré que le 1er avril 2020. Vous avez encore 100 ans de purgatoire. Désolé, ce n’est pas de notre faute, c’est l’ordinateur…

Bill Gates a beau râler, protester et s’emporter, mais rien n’y fait et il est embarqué par 2 anges baraqués vers le purgatoire.

Un siècle plus tard (donc le 1er avril 2120), Bill Gates arrive en se traînant péniblement jusqu’à la porte du Paradis. Saint Pierre l’accueille :
– Poisson d’avril ! on n’est pas informatisé !

La Jaguar du Paradis

Deux hommes arrivent en même temps au paradis. Saint Pierre les accueille et demande au premier :
– Que vous est-il arrivé ?
– Je roulais à vive allure avec ma Jaguar, j’en ai perdu le contrôle et j’ai enroulé ma voiture autour d’un arbre !
– Je vois… Et vous, mon brave, que s’est-il passé ?
– Eh bien moi, je dormais au pied de l’arbre !