L’honnêteté paie toujours

Deux femmes descendent de l’autobus. Tout à coup, l’une d’elles pâlit et dit à son amie :
– Mon Dieu ! J’ai oublié de payer ma place !
– Écoute, répond l’autre, le chauffeur ne s’est aperçu de rien. Tu ne vas quand même pas te tracasser pour cela.
– Non, non, insiste la dame. Tu ne me convaincras pas. Je retourne payer. D’ailleurs, tu connais le proverbe : « L’honnêteté paie toujours ».

Deux minutes plus tard, elle revient vers son amie avec un air triomphant :
– Eh bien ! Qu’est-ce que je te disais, que l’honnêteté paie toujours ! J’ai donné au chauffeur un billet de 10 euros et il m’a rendu la monnaie sur 20 euros.

La mauvaise démonstration

Une maman rentre à la maison un soir et retrouve une lettre :

« Maman chérie,

Je suis désolée de devoir te dire que j’ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain. Il est l’amour de ma vie. Tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tatous, son piercing et sa super moto.

Mais ce n’est pas tout ma petite maman chérie. Je suis enfin enceinte et Abdul dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois. Il veut beaucoup d’enfants avec moi, c’est mon rêve aussi.

Je me suis enfin rendu compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons donc en cultiver et en donner à nos copains lorsqu’ils seront à court d’héroïne et de cocaïne pour qu’ils ne souffrent pas.

Entre-temps, j’espère que la science trouvera un remède contre le sida pour qu’Abdoul aille mieux. Il le mérite vraiment tu sais.

Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j’ai déjà 15 ans, je peux faire attention à moi toute seule… et l’expérience qui me manque, Abdoul peut la compenser avec ses 44 ans.

J’espère pouvoir te rendre visite très bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d’abord je vais avec Abdul chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier. Comme ça ce sera plus facile pour lui, pour son permis de séjour.

Ta fille qui t’aime.

PS : Je te raconte des idioties maman. Je suis chez les voisins ! Je voulais juste te dire qu’il y a des choses bien pires dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur ta table de nuit… »

Et voici la réponse du père :

« J’ai donné ta lettre à ta mère. Elle a fait immédiatement un infarctus et nous avons dû l’hospitaliser. Les médicaments la maintiennent en vie.

Lorsque j’ai expliqué à nos avocats ce qui s’était passé, ils m’ont recommandé de te répudier. Aussi tu n’es plus notre fille et nous t’avons retirée de nos testaments.

Nous avons mis à la poubelle toutes tes affaires et utilisons ta chambre comme débarras. Nous avons aussi changé la serrure de la porte, il te faudra trouver un logement, mais n’essaie pas d’utiliser notre carte de crédit car nous l’avons annulée, ainsi que fermé ton compte bancaire (l’argent qu’il y avait dessus nous allons l’utiliser pour le traitement de ta mère).

N’essaie pas de nous appeler pour demander de l’argent, nous avons de toute façon résilié ton contrat de téléphone mobile.

Les jouets que tu gardais, tes instruments de musique, ta collection de CD et de photos, nous les avons vendus au voisin (celui dont tu disais qu’il te regardait par la fenêtre quand tu t’habillais).

Ah ! bien sûr il te faudra trouver du travail, puisque nous n’allons plus payer pour toi ni tes études ni tes cours de musique.

Si tu ne peux trouver ni logement ni travail, je te conseille d’aller voir Paulo. C’est quelqu’un que j’ai connu dans l’armée, je ne sais pas bien ce qu’il fait… mais je lui ai envoyé une photo de toi et il m’a dit qu’une fille comme toi n’aurait aucun mal à vivre dans certains pays du Maghreb qu’il connait bien, et qu’il pourrait t’aider.

Enfin j’espère que tu seras très heureuse dans ta nouvelle vie.

L’homme que tu appelais Papa

PS : Ma chérie c’est une blague ! Je regarde la télé avec ta mère, qui se porte très bien. Je voulais juste te montrer qu’il y a des choses plus graves que de passer les 8 prochaines semaines sans sortir, et sans regarder la télé pour le mauvais bulletin, et pour la petite blague. »

Les plaintes de la belle vie

Finalement, la vie n’est pas si mal que ça !

A l’adolescent qui se plaint de la vaisselle à faire, ça veut dire qu’il est à la maison et non dans la rue…

Aux impôts que je paie, ça veut dire que j’ai un emploi…

Au ménage à faire après une fête, ça veut dire que j’étais entouré(e) d’ami(e)s…

A mes vêtements qui sont juste un peu trop serrés, ça veut dire que je mange à ma faim…

A mon ombre qui veille sur moi au travail, ça veut dire que je suis en pleine lumière…

A la pelouse qui a besoin d’être tondue, aux fenêtres à nettoyer et aux planchers à laver, ça veut dire que j’ai un toit…

Aux plaintes faites à nos gouvernements, ça veut dire que nous avons la liberté d’expression…

Au dernier stationnement que j’ai trouvé au bout de la cour du magasin, ça veut dire que je suis capable de marcher…

A ma grosse facture de chauffage, ça veut dire que je suis au chaud…

A la personne derrière moi qui parle trop fort, ça veut dire que j’entends….

A ma pile de linge sale à nettoyer et à repasser, ça veut dire que j’ai des vêtements à porter…

A l’épuisement et à la douleur musculaire à la fin de la journée, ça veut dire que je suis capable de travailler dur physiquement…

A la sonnerie de mon réveil-matin, ça veut dire que je suis vivant(e)…