Prisonnier des cigognes

Dans l’établissement pénitentiaire où il est enfermé depuis trois ans, un homme lit un petit mot que vient de lui adresser sa femme :
– Mon grand chéri, dans une de mes précédentes lettres, je t’avais dit qu’un couple de cigognes avait fait son nid sur notre toit. Je me suis laissé attendrir par ces bonnes petites bêtes en mettant régulièrement de la nourriture à leur disposition. Et ce que je redoutais s’est produit hier : pour me remercier de ma gentillesse, la cigogne femelle m’a apporté un bébé.

Dans les prisons libyennes

Les perles : la politique

« Il n’y a pas de prisonniers politiques dans nos prisons. »

(Mouammar Kadhafi)

Le pickpocket naturiste

Deux prisonniers discutent dans leur cellule :
– Que penses-tu du naturisme ?
– Je suis totalement contre !
– Pourquoi ?
– Parce que je suis pickpocket !

L’arrestation d’assurance

Les perles : les assurances

« Je vous écris de la prison. Ayant été arrêté, je vous demande d’arrêter également mon assurance auto. »

La guerre de Bush en Europe

Le Président George Bush est assis dans le fauteuil de son bureau Ovale, en train de se demander quel pays il pourrait bien envahir à la suite de l’Irak pour se faire à nouveau réélire les Républicains à l’issue de son second mandat…

Quand tout à coup, son téléphone se met à sonner…
– Bonjour, Monsieur le Président, dit une voix avec un fort accent belge. C’est Willy Vandeputte, président du cyclo-club namurois en Belgique. Fieu, je t’appelle pour te dire que que nous déclarons officiellement la guerre aux États-Unis !
– Hem, eh bien Willy, répond Dobelyou, c’est en effet une nouvelle importante ! Quelle est la taille de votre armée ?
– En ce moment, répond Willy après un moment de réflexion, on est moi, mon cousin Rudy, Eddy mon voisin d’à côté, et toute l’équipe du vélo-club namurois. Ça fait huit !

George l’arrête :
– Je dois vous dire Mister Vandeputte, que j’ai un million d’hommes dans mon armée qui n’attendent que mon ordre pour envahir la Belgique.
– Gotferdom, s’exclame Willy. Faut que je te rappelle, fieu !
Et il raccroche.

Évidemment, le jour suivant, Willy appelle à nouveau Bush :
– M. Bush, la déclaration de guerre est toujours d’actualité ! Nous sommes parvenus à acquérir de l’équipement d’infanterie !
– Et quel équipement avez-vous donc à présent M. Vandeputte ?
– Eh bien, nous avons deux moissonneuses-batteuses, un caterpillar, et le tracteur et la remorque de la ferme de Jeff.

Le Président Bush soupire.
– Je dois vous dire, Willy, que j’ai 16.000 chars Abrahams et 14.000 blindés légers. En outre, j’ai rappelé les réservistes de la Garde Nationale, et mon armée compte 500.000 hommes de plus que depuis notre dernier coup de fil.
– Potverdek, lâche Willy, je vais te rappeler, laisse-moi un jour ou deux !

Comme il fallait s’y attendre, Willy rappelle le jour suivant :
– Président Bush, la guerre est toujours pour demain ! Nous avons monté notre propre flotte aéronautique nous même ! Nous avons récupéré l’avion d’épandage de pesticides de la coopérative et on a mis tous nos fusils de chasse dans l’habitacle, soyez prêts à recevoir des pruneaux, des plombs, et même une bonne dose de D.D.T. s’il le faut !

Deubeulyou reste silencieux un moment, puis il se racle la gorge et dit :
– Monsieur Vandeputte, l’armée U.S. compte 10.000 bombardiers et 20.000 avions de combat. De surcroit, mon dispositif militaire est secondé par des batteries de missiles sol-air à guidage laser. Et depuis que nous avons parlé ensemble la dernière fois, j’ai fait passer mon armée à deux millions d’hommes !
– Jésus, Marie, Joseph ! renacle Willy, j’vais t’rappeller.

Comme prévu, le jour suivant, Willy rappelle Deubeulyou :
– Président Bush ! Je suis désolé de devoir vous dire qu’on va devoir faire une croix sur cette guerre.
– Oh, je suis bien triste d’entendre ça, répond Bush. Et quelle la raison de ce revirement si soudain ?
– Eh bien, monsieur, avoue Willy, on s’est tous assis autour d’une bière avec les copains et on a eu une longue conversation. Après quelques pintes de Chimay, on en est arrivé à la conclusion qu’on ne trouverait jamais assez de place et de nourriture par chez nous pour deux millions de prisonniers !