La visite au prisonnier

Dans une prison, une femme qui rend visite à son mari incarcéré pour une longue peine, lui dit :
– Je ne vais pas rester très longtemps. Le chien va avoir été enfermé deux heures et il a horreur de ça.

Le culot de Lucien Léger

Les perles : la justice

Lucien Léger, le plus ancien prisonnier de France, condamné à Versailles en 1964 à la réclusion criminelle à perpétuité et détenu depuis trente-six ans pour l’enlèvement et le meurtre du petit Luc Taron, onze ans, a le culot de poursuivre un journaliste pour « sensationnalisme ». Meurtrier, celui qui s’est autoproclamé « l’Étrangleur » n’apprécie guère qu’on le qualifie d’« assassin ». La prison était l’école du crime. Serait-elle devenue l’école du droit ?

Le suicide en prison

« Ils se suicident en prison ? Bon débarras ! Pour ceux qui se suicident. Quant à ceux qui ne se suicident pas, si on les exécutait, cela ferait de la place pour ceux qui se suicident ! »

Georges Wolinski

L’esprit sportif du docteur Petiot

Les perles : la justice

L’ignoble docteur Petiot, « serial killer » avant l’heure, parachève le style cynique. Durant son procès, il se pose en patriote compulsif, injustement arrêté : « On me reproche vingt-sept crimes, mais pour qui me prend-on ? J’ai procédé à soixante-trois arrestations d’Allemands, de traîtres, d’indicateurs ou d’agents provocateurs, juifs compris, avec une arme dont je ne dirai rien pour qu’elle ne serve pas contre nos troupes d’occupation en Allemagne, car je ne veux pas avoir de sang français sur les bras, moi ! »

Quelques jours plus tard, le même docteur Petiot grave sur les murs de sa cellule de la prison de la Santé : « Ce que j’ai fait, c’est par esprit sportif que je l’ai fait. Je ne demande même pas de remerciement… » Partant pour l’échafaud, il aura une dernière prévenance : « Je vous en prie, ne regardez pas. Je crains que ce ne soit pas très beau. Je voudrais que vous gardiez de moi un bon souvenir. »