La menace du perroquet

– Allô ! Je suis bien chez le taxidermiste ? J’aimerais connaître vos tarifs pour faire empailler un oiseau.

Après avoir noté les tarifs sur son carnet, il raccroche et se tourne vers son perroquet :
– Bon, je pense que maintenant nous sommes bien d’accord, il est convenu entre toi et moi, que lorsque ma femme rentrera ce soir de chez sa mère, pendant son absence, il ne s’est rien passé avec la petite rousse qui est venue me voir à la maison.

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Le perroquet enregistreur

C’est une femme qui doit partir en pélérinage à Lourdes plusieurs jours et qui confie son perroquet à des amis paysans. Sachant que ceux-ci ont des manières plutôt rustaudes, et connaissant la propension de sa bestiole à ressortir injures et autres vulgarités, elle leur précise de ne pas dire de gros mots devant l’animal.

Cependant, dès le premier jour, un fort orage éclate sur la ferme. Le paysan s’écrie :
– Nom de Dieu, voilà qu’il pleut !
(Le perroquet enregistre aussitôt)

La paysanne qui était sortie pour rentrer l’ânesse, crie à l’intention de son mari :
– L’ânesse veut pas rentrer !…

Le paysan lui dit :
– Enfonce lui le bâton dans le cul, peut-être qu’elle avancera !
(Le perroquet enregistre aussitôt)

Lorsque la femme revient de son pélérinage, elle est touchée par la foi et décide de faire bénir son perroquet.

Rendez-vous est pris à la paroisse. Le jour dit, le curé s’approche de l’animal et lui blance quelques gouttes d’eau bénie avec son goupillon. Aussitôt, le perroquet s’écrie :
– Nom de Dieu, voilà qu’il pleut !
Sous le choc, la propriétaire de l’animal tombe dans les pommes.

Le vieux curé, affolé, les mains sur sa canne en bois, implore le Seigneur à haute voix :
– Mon Dieu mon Dieu, qu’est-ce que je peux faire ?

Et le perroquet lui répond :
– Enfonce lui le bâton dans le cul, peut-être qu’elle avancera !

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Le perroquet qui parle yiddish

Abraham est un veuf désespéré qui trimballe sa carcasse sur un trottoir parisien, espérant secrètement que quelque chose de bien lui arrive dans sa moche de vie. Passant devant une animalerie, il entend une voix chevrotante crier en yiddish :
– Quawwwwk…vas macht du… Oïïï, du… là dehors, t’as l’air d’une andouîîîllle…eh ?

Abraham se frotte les yeux, ou plutôt se débouche les oreilles. Il n’y croit pas. C’est un perroquet qui vient de lui parler à lui, et en yiddish encore !

Alors il rentre dans le magasin. Et se plante devant le Gris du Gabon qui l’avait interpellé lorsqu’il passait sur le trottoir, et il demande au vendeur :
– C’est vrai, il sait vraiment parler yiddish ?
– Ouais monsieur, c’est un juif polonais qui me l’a vendu la semaine dernière !

Abraham pense que ce perroquet et lui étaient destinés à être réunis (sinon pourquoi l’aurait-il interpellé dans la rue), et c’est avec enthousiasme qu’il fait un chèque de 1000 euros et qu’il repart avec son Gabonais.

De retour chez lui, il se met à parler yiddish avec le Psittacidé. Il lui parle de sa femme, du reste de sa famille, de ses amis… Et le perroquet lui raconte sa vie chez son ancien propriétaire, puis la tristesse de la vie dans une animalerie etc… Enfin, après avoir parlé toute la nuit, Abraham va se coucher.

Le lendemain, Abraham commence la journée par ses prières. Le perroquet lui demande ce qu’il fait, et Abraham en profite pour lui expliquer le judaïsme…. Et le perroquet demande alors à prier lui aussi. Alors Abraham lui bricole une mini kipah* et le volatile se met à prier en yiddish.

Puis l’oiseau émet le voeu d’apprendre à lire l’hébreu. Alors Abraham s’attelle à la tâche, passant des semaines et des mois à apprendre au perroquet la Torah. Tant et si bien qu’Abraham en vint à considérer Coco comme un vrai ami.

Un matin de Rosh ha-Shana**, Abraham se leva, s’habilla et s’apprêtait à partir lorsque Coco lui demanda de l’emmener avec lui. Abraham lui expliqua que la synagogue n’était pas un endroit pour lui, mais le perroquet insista tellement qu’Abraham décida de l’emmener, perché sur son épaule.

Lors de leur arrivée à la synagogue, tout le monde se pressa autour d’eux, y compris le rabbin. Le rabbin, justement, dit à Abraham que ce n’était pas une place pour un oiseau, fut-il parleur. Mais Abraham qui connaissait le rabbin depuis tellement longtemps obtint gain de cause.

Lorsqu’ensuite Abraham dit à tout le monde que son Coco était capable de prier en yiddish, alors là, tout le monde voulu parier sur l’affaire. Et Abraham n’hésita pas à tenir les milliers d’euros engagés…

Naturellement, pendant le service, tout le monde eut les yeux tournés vers le perroquet, mais le perroquet perché sur les épaules d’Abraham n’ouvrait pas le bec ! Abraham commençant à s’impatienter lui dit :
– Eh bien vas-y Coco, prie !
Mais Coco ne disait toujours rien

– Allez Coco, s’il te plaît… Tout le monde te regarde et j’ai tellement parié sur toi. Ne me laisse pas tomber !
Mais Coco se taisait.

A la fin du service de Rosh ha-Shana, Abraham calcula qu’il devait plus de 3000 euros à ses copains et au rabbin pour avoir perdu son pari.

Et il rentrait chez lui, à nouveau perdu dans ses pensées profondément tristes, lorsque Coco se mit à fredonner un vieux chant yiddish… Visiblement Coco était très joyeux, lui !

Abraham s’arrêta, le regarda et lui demanda :
– Dis-donc toi, misérable emplumé. Tu es responsable des 3000 euros que je dois à mes copains. Pourquoi m’avoir fait ça à moi ? Je suis ton ami, je t’ai tant appris : l’hébreu, les prières, la Torah… C’est là toute la reconnaissance dont tu peux faire preuve ? Pourquoi m’avoir fait ce coup là ?

Et alors Coco lui répond :
– ha, ne soit pas si bête… Pense un peu à la cote qu’on aura pour Yom Kippour*** !

* la calotte pour les prières
** jour de l’an
*** jour du grand pardon (10 jour après le nouvel an)

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Le perroquet malpoli dans l’avion

C’est dans un avion, un mec se retrouve à côté d’un perroquet. Un peu interloqué, il fait comme si de rien n’était. En vol, l’hôtesse arrive pour les boissons. Le mec lui dit :
– Un café s’il vous plaît.

Et à côté de lui, il a la surprise d’entendre le perroquet dire :
– Un whisky pétasse et que ça saute !

Les deux humains sont un peu ahuris, mais un client est un client, tant et si bien que l’hôtesse rapporte un whisky mais, un peu désorientée, oublie le café. L’homme lui fait remarquer et le perroquet rajoute :
– Un deuxième whisky pouffiasse, tu me rempliras plus le verre et tu feras fissa !

Bon, l’hôtesse commence à le trouver lourd mais ramène le 2ème whisky… en oubliant le café. Alors le mec se dit qu’il va employer la méthode de son voisin et dit :
– T’as encore oublié mon café grosse conne !

Et le perroquet de rajouter :
– J’avais dit plus rempli le verre ! Apporte m’en un autre si tu veux pas que je te cogne !

Là l’hôtesse en a carrément marre : Elle appelle les stewards et les pilotes qui arrivent et jettent les deux passagers malpolis hors de l’avion.

Dans les airs, le perroquet dit alors à l’homme :
– Dis donc, tu te permets un drôle de langage pour quelqu’un qui n’a pas d’aile.

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Le perroquet pro-paslestinien

Sarah est ravie. Son mari Jacob vient de lui acheter un superbe perroquet. Le vendeur a promis qu’il parlait divinement. Tous les amis sont venus voir le phénomène: les Blum, les Cohen, les Mochadé, les Bloch … Il n’en manquait pas un seul. Le silence s’installe et tout le monde attend que l’oiseau, qui n’a encore rien dit, se décide.

Soudain, il se met à hurler :
– Vive Yasser Arafat ! Vive les Arabes ! A bas les juifs !!

C’est la consternation. Sarah manque s’étrangler. Les convives, livides, quittent précipitamment la pièce.

Une fois le couple seul, Sarah dit à son mari :
– Mais ça ne va pas, non ? Qu’est ce que c’est que ce perroquet ?
– Je suis désolé, chérie ! Comment aurais-je pu prévoir que cet animal exprime des sentiments pareils ? Tu as vu son nez ?

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