…Que la raison ne connait pas

Les perles : la justice

Devant les assises de l’Hérault, Gilbert Pollet répond de vingt-quatre vols à main armée. Récidiviste, il risque la perpétuité. « Monsieur l’avocat général, monsieur le président, je vous aime. J’aime aussi les deux policiers qui m’entourent ! » lâche l’accusé. Après cette surprenante déclaration, les jurés ne lui infligent que dix ans de réclusion. L’amour a ses raisons…

La morale à perpétuité

Les perles : la justice

Un détenu, déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, a fait montre d’une incorrigible impertinence en apostrophant le représentant de l’accusation en pleine audience publique, et en lui lançant : « C’est toi qui as piqué les meubles de la cour d’appel ? » Allusion à la disparition incongrue, quelques mois plus tôt, de plusieurs meubles et tableaux de prix à la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Le culot de Lucien Léger

Les perles : la justice

Lucien Léger, le plus ancien prisonnier de France, condamné à Versailles en 1964 à la réclusion criminelle à perpétuité et détenu depuis trente-six ans pour l’enlèvement et le meurtre du petit Luc Taron, onze ans, a le culot de poursuivre un journaliste pour « sensationnalisme ». Meurtrier, celui qui s’est autoproclamé « l’Étrangleur » n’apprécie guère qu’on le qualifie d’« assassin ». La prison était l’école du crime. Serait-elle devenue l’école du droit ?

La douleur de Guillaume Seznec

Les perles : la justice

Guillaume Seznec a toujours nié son crime. Condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1924 malgré l’absence de cadavre et d’arme du crime, il passe vingt-trois ans au bagne en Guyane. En 1947, il est gracié pour bonne conduite et libéré. Il continue de crier son innocence. Sa famille aussi. Mais en novembre 1953, après avoir réintégré la communauté des hommes, il est renversé par une voiture en plein Paris. Il mourra trois mois plus tard. Ses derniers mots : « Maman, on m’a fait trop de mal ! »

Vers l’infini et au-delà

Les perles : les journalistes

« Un détenu à perpétuité pour meurtre attaque le directeur du pénitencier : il fera une année de plus. »

(Tribune de Genève)