Le trombone des coulisses

Deux musiciens se rencontrent :
– Pourquoi n’es-tu pas venu jouer dimanche dernier avec ton orchestre ?
– J’avais perdu mon trombone !
– Où ça ?
– En coulisses !

Les chorus de jazz d’enfer

C’est Charlie Parker qui meurt, et qui arrive devant Saint Pierre :
– Mon Dieu (sic), Charlie Parker ! J’ai tous vos disques ! Quel swing ! Je vous adore ! Mais c’est très ennuyeux, Mr Parker : alcool, sexe, drogue, je suis obligé de vous envoyer en enfer… Voyez cet escalier ? Vous descendez, et c’est tout en bas.

Charlie Parker, content moyen, descend, descend, descend, et à un moment tend l’oreille : « Tiens, il me semble qu’il y a de la musique. » (Il descend plus vite) « Mais oui, y’a d’la musique en bas » (il descend encore plus vite) « Mais… c’est du Jazz ! » (il descend toujours plus vite) « Ça swingue mortel ! » etc…

Il arrive en bas de l’escalier, ouvre la porte, et voit un Big Band en train de jouer : tous les plus grands zicos de Jazz qui sont morts jouent ici. Quelle énergie ! Et surtout quels arrangements ! Les arrangements les plus inventifs, créatifs, swingants qu’il ait jamais entendus.

Regardant l’orchestre, il aperçoit une place libre à la section cuivres : alto, pupitre, partitions, tout y est même son nom.

Il se rue à sa place, attrape le sax alto, et se joint à l’orchestre : Ah quels arrangements! Et il déchiffre, et ça joue etc…

Au bout de plusieurs heures, entre 2 phrases (musicales), il dit du coin de la bouche à son voisin de pupitre :
-Dis donc, c’est quand les chorus ?
-C’est ça, l’enfer : y’a pas de chorus…

Note explicative : les chorus sont les parties improvisées dans lesquelles un musicien prend la parole avec son instrument.

La passion de la musique

– Mon mari, raconte une dame, a une passion : la grande musique. Il dépense tellement d’argent, pour sa chaîne hi-fi, que, lorsqu’il veut écouter une symphonie de Beethoven, je crois que cela lui reviendrait moins cher de faire venir à la maison l’Orchestre philharmonique de Berlin.

L’enfant au violon

– Et maintenant, annonce la maîtresse de maison à ses invités, notre fils de quatre ans va vous interpréter, au violon, le Concerto de l’Empereur de Beethoven. Naturellement, pour que cela prenne toute sa valeur, il vous faut imaginer notre petit génie accompagné par quatre-vingts musiciens.