La phobie de l’appendicectomie

Un patient qui était sur le point d’être endormi pour subir son opération quitte la salle de chirurgie affolé et l’air hagard. De retour dans sa chambre il reçoit la visite de ses amis qui lui demandent pourquoi il ne s’est pas fait opérer. Le patient raconte :
– Eh bien, j’avais été lavé, rasé, et désinfecté, bref, il ne restait plus qu’à m’anesthésier, lorsque j’ai entendu l’infirmière qui disait : « Allez, ne vous en faites pas, c’est seulement une appendicectomie ».
– Et alors ? répondent en chœur les visiteurs, il n’y avait pas de quoi t’enfuir, justement.
– Oui, mais ce n’était pas à moi que l’infirmière parlait, mais au chirurgien qui allait m’opérer !

Le spécialiste tarifaire

Une femme se rend à la consultation d’un spécialiste réputé en oto-rhino-laryngologie d’une clinique privée.
– Je viens vous voir pour mon mari, docteur. Ce n’est plus possible, je ne dors plus depuis plusieurs mois en raison de ses ronflements. Une amie m’a dit que vous pouviez faire des miracles grâce à la chirurgie…
– Eh bien, oui, c’est vrai, il existe une opération qui est très efficace. Elle consiste à réséquer une petite partie du voile du palais et vos problèmes disparaissent en même temps. Seulement… Il y a un « hic », cette opération coûte très cher : vous devrez me payer 10.000 euros le jour de l’opération, et ensuite 36 mensualités de 950 euros.
– Mais c’est énorme ! s’exclame la femme, on dirait les mensualités d’une voiture de sport !
– Ah bon, ça se voit tant que ça ? répond le médecin.

La blessure du footballeur

« Ce patient a subi une importante opération au genou à la suite d’un grave accident de voiture », explique le chirurgien à l’infirmière. « C’est un joueur de foot professionnel, et il est absolument indispensable que vous suiviez scrupuleusement la checklist des soins que je vais vous énoncer, sinon, ce joueur pourra dire adieu à sa carrière. »

Et le médecin commence la litanie :
« Une injection de Praxiparine à 16 heures, une alphachymotrypsine toutes les deux heures, cinq mg de kétoprofène toutes les six heures en perfusion, un comprimé de cefadroxyl trois fois par jour et dix mg par kg par jour de gentamycine en perfusion. Vous devrez forcer le patient à boire au moins quatre litres d’eau par jour en lui faisant prendre cette boisson toutes les deux heures. Quant à son genou, il devra être sous glace toute la journée et vous veillerez personnellement à contrôler la température à la surface de sa peau qui ne devra pas descendre sous les six degrés. Veillez aussi à être attentive au moindre souhait du patient et mettez le sous pompe à morphine qu’il pourra ajuster à la demande. En suivant ces consignes à la lettre, nous pourrons garantir que ce footballeur marquera à nouveau des buts dans le championnat dans six mois. »

Le médecin s’éloigne et l’infirmière entre alors dans la chambre du patient. Elle est accueillie par le footballeur et ses parents, ainsi que par l’entraîneur. Tous la regardent avec anxiété. L’entraîneur lui demande :
« Alors mademoiselle, que vous a dit le médecin ? Ça va aller ? »

L’infirmière répond alors :
« Le docteur a dit que vous alliez vivre, » puis, regardant la liste des soins laissée par le chirurgien, elle ajoute, « mais à votre place, j’envisagerai tout de suite une reconversion dans la pêche à la ligne ou le tir à l’arc… »

La première chirurgie

En salle d’opération, le chirurgien dit à un interne :
– Je sais que c’est votre première opération, ça ne peut pas être parfait… une seule petite recommandation tout de même… quand vous ouvrez un malade, appuyez moins fort sur le bistouri… ça abîme la table !

La chirurgie du golf

Dans une clinique, deux hommes attendent. Pour passer le temps, ils se mettent à discuter :
– Qui opère-t-on en ce moment ? demande l’un.
– Mon père. Ce matin, il a malencontreusement avalé une balle de golf.
– Ah ! Et qui est ce monsieur très agité qui fait les cent pas dans le couloir ?
– C’est le propriétaire de la balle. Il voudrait bien finir sa partie…