Le naufrage du bar

Alors qu’un navire naufragé s’engloutit dans les flots, une passagère qui nage parmi les débris épars demande à un autre survivant :
– Auriez-vous vu flotter la porte du bar ? Tel que je connais mon mari, je suis sûre que c’est à cela qu’il s’est agrippé.

Le naufrage du théâtre

Dans un petit théâtre de quartier, on joue une pièce si mauvaise que certains soirs, même les comédiens partent avant la fin ! Au troisième acte, les passagers d’un paquebot en perdition s’entassent sur une barque de sauvetage qui est bien trop petite pour contenir tout le monde. Alors les condamnés au naufrage laissent leurs dernières recommandations à ceux qui peut-être échapperont à la mort :
– Dis à ma mère que je n’ai jamais aimé qu’elle !
– Porte ce bracelet à ma fiancée et embrasse- là pour moi !
– Remets mon alliance à ma femme et dis-lui d’élever notre fils dans l’honneur et la dignité…

Et tandis que la chaloupe s’éloigne vers les coulisses, le capitaine du navire, debout sur le pont comme une statue du devoir, se met soudain à hurler :
– Pendant que vous y êtes, téléphonez à mon imprésario que je suis libre à partir de demain !

La promesse des naufragés

Naufragés, Marius et Olive en plein désespoir se tournent vers le ciel :
– Bonne Mère, si tu nous sauves, on ira en pèlerinage, on montera les escaliers qui mènent à Notre-Dame de la Garde avec des pois chiches dans nos sandales.

Un bateau survient, les secoure et les ramène au bon port de Marseille. Dès leur arrivée, ils respectent leur vœu. Marius, tout guilleret, commence son ascension, tandis qu’Olive peine à monter :
– Comment tu fais ? J’espère que t’as pas triché et que tu as bien mis les pois chiches !
– Bien sûr que je les ai mis, mais moi je les ai fait cuire !

Naufragé du cœur

Les perles : les petites annonces

« Je ne suis pas un naufragé, mais je cherche ma planche de salut… »

Le naufragé annuel

Une petite île perdue au milieu de l’océan. Un homme barbu agite désespérément les bras en direction du bateau.

Sur le pont, un passager demande au capitaine :
– Qui est-ce ?
– Aucune idée. On passe tous les ans devant son île. Et à chaque fois ça a l’air de le rendre fou.