La bonne histoire d’Alphonse Allais

« Il faut être trois pour apprécier une bonne histoire. Un pour la raconter bien, un pour la goûter, et un pour ne pas la comprendre… Car le plaisir des deux premiers est doublé par l’incompréhension du troisième. »

Alphonse Allais

Des histoires plein la tête

Les perles : les enfants

Confiant ses inquiétudes à sa mère :
« – Moi la nuit, il y a des histoires dans ma tête.
– Ce n’est rien, il s’agit de rêves. Tout le monde a des histoires dans sa tête la nuit.
– Toi aussi tu vois les histoires dans ma tête ? »

(Xavier, 3 ans)

Le danger des blagues de cul

Une maîtresse de maison raconte à une de ses amies :
– Avant hier soir, j’ai organisé une grande réception chez moi. Figurez-vous que j’ai été obligée de renvoyer l’un de mes invités !
– Qu’avait-il donc fait ?
– Il n’arrêtait pas de raconter des blagues olé, olé, vraiment limites, alors je n’ai pas hésité une seconde, je l’ai fichu dehors !
– Vous avez bien fait ! Et comment s’est terminée la soirée ?
– Mal ! Tous les autres invités l’ont suivi pour entendre la fin de l’histoire !

Les souvenirs du vieux soldat

Un ancien soldat allemand de la deuxième guerre mondiale revient dans un village français ou il était affecté. Il rentre dans un bar, et engage la conversation avec la table voisine.
– Ach ! La kerre, kross malheur cette kerre. J’étais stazionné ici pentant la seconde kerre montiale.

Et à la table d’à côté, il y a un vieux sourd comme un pot, avec un jeune…
– Qu’est-ce qu’il dit ? Fait le vieux.
– Il dit que la seconde guerre mondiale était un malheur, rétorque le jeune.
– Ja, mais fotre fillage est magnifique. Je le connaissais très pien.
– Comment ? Fait le vieux.
– Il dit qu’il connaît bien le village, il y était…
– Mais alors, fait le vieux, il connaît sûrement Pierrette Dupuis ?
– Ach, ja ! Pierrette Dupuis, ja… Un frai folcan, cette femme. Ich habe un exzellent soufenir.
– Quoi ? Fait le vieux.
– Il dit qu’il connaît bien Maman, Papa !

La guerre du Général de Gaulle

Le Général de Gaulle reçoit son ministre Michel Debré.

« Je suis très inquiet pour la France, dit le Général. Les finances sont très basses, le chômage augmente, les français sont démoralisés… Avez-vous une idée pour redresser la situation, mon cher Michel ? »

« Ben, oui, j’en ai bien une, » répond Debré, « mais je ne sais pas si elle va vous convenir… »

« Dites toujours », lance le Général.

« Voilà : remarquez qu’après une guerre, quand un pays a été bombardé, ruiné, dévasté etc… ce pays après coup renaît de ses cendres et s’enrichit d’autant plus qu’il a pris une énorme pâtée… »

« Et alors, que proposez vous ? » questionne le Général.

« Voilà : Dans un même temps, on pourrait déclarer la guerre à l’URSS, aux Etats-Unis et à la Chine… »

« Mouais », répond le Général. « Mais… si on gagne ?… »