6 octobre 2018 – La bataille de Puyravault

Dessin dans le Sans-Culotte 85 n°119 d’octobre 2018.

dessin d'actualité humoristique sur la bataille politique qui fait rage à Puyravault
6 octobre 2018 – La bataille de Puyravault

Sujet : « À Puyravault, petite commune du sud Vendée (700 habitants) où il ne se passe jamais rien, l’ambiance est pour le moins délétère, politiquement… Un vrai chaudron ! L’ancienne mairesse qui a démissionné en 2016, est à la manœuvre avec des fidèles, pour dézinguer tout ce que fait le nouveau maire, celui qui l’aurait harcelée, la poussant à quitter son poste.

Elle et ses potes reprochent au nouveau maire (son ancien 1er adjoint !), de dépenser à tort et à travers, de ruiner la commune, et de ne pas agir dans la démocratie. Le maire se défend, documents et preuves à l’appui, conforté par des décisions de la préfecture soulignant les problèmes de gestion de l’ancienne municipalité… Un vrai sac de nœuds avec beaucoup de violence… »
(caricature de Puyravault)

La guerre sportive

« Pratiqué avec sérieux, le sport n’a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; autrement dit, c’est la guerre, les fusils en moins. »

George Orwell

4 février 2019 – Grand reporter

dessin d'actualité humoristique sur les journalistes face aux violences lors des manifestations des gilets jaunes
4 février 2019 – Grand reporter

Journaliste : « Vous me garantissez qu’il n’y a ici ni gilet jaune ni flashball ? Non, parce que je sors d’en prendre. »
(caricature de soldats et d’un journaliste)

Le masochisme français

« Il existe une prédilection masochiste des Français pour deux exercices dans lesquels ils se révèlent malchanceux : la guerre et le football. »

Michel Audiard

La guerre de Bush en Europe

Le Président George Bush est assis dans le fauteuil de son bureau Ovale, en train de se demander quel pays il pourrait bien envahir à la suite de l’Irak pour se faire à nouveau réélire les Républicains à l’issue de son second mandat…

Quand tout à coup, son téléphone se met à sonner…
– Bonjour, Monsieur le Président, dit une voix avec un fort accent belge. C’est Willy Vandeputte, président du cyclo-club namurois en Belgique. Fieu, je t’appelle pour te dire que que nous déclarons officiellement la guerre aux États-Unis !
– Hem, eh bien Willy, répond Dobelyou, c’est en effet une nouvelle importante ! Quelle est la taille de votre armée ?
– En ce moment, répond Willy après un moment de réflexion, on est moi, mon cousin Rudy, Eddy mon voisin d’à côté, et toute l’équipe du vélo-club namurois. Ça fait huit !

George l’arrête :
– Je dois vous dire Mister Vandeputte, que j’ai un million d’hommes dans mon armée qui n’attendent que mon ordre pour envahir la Belgique.
– Gotferdom, s’exclame Willy. Faut que je te rappelle, fieu !
Et il raccroche.

Évidemment, le jour suivant, Willy appelle à nouveau Bush :
– M. Bush, la déclaration de guerre est toujours d’actualité ! Nous sommes parvenus à acquérir de l’équipement d’infanterie !
– Et quel équipement avez-vous donc à présent M. Vandeputte ?
– Eh bien, nous avons deux moissonneuses-batteuses, un caterpillar, et le tracteur et la remorque de la ferme de Jeff.

Le Président Bush soupire.
– Je dois vous dire, Willy, que j’ai 16.000 chars Abrahams et 14.000 blindés légers. En outre, j’ai rappelé les réservistes de la Garde Nationale, et mon armée compte 500.000 hommes de plus que depuis notre dernier coup de fil.
– Potverdek, lâche Willy, je vais te rappeler, laisse-moi un jour ou deux !

Comme il fallait s’y attendre, Willy rappelle le jour suivant :
– Président Bush, la guerre est toujours pour demain ! Nous avons monté notre propre flotte aéronautique nous même ! Nous avons récupéré l’avion d’épandage de pesticides de la coopérative et on a mis tous nos fusils de chasse dans l’habitacle, soyez prêts à recevoir des pruneaux, des plombs, et même une bonne dose de D.D.T. s’il le faut !

Deubeulyou reste silencieux un moment, puis il se racle la gorge et dit :
– Monsieur Vandeputte, l’armée U.S. compte 10.000 bombardiers et 20.000 avions de combat. De surcroit, mon dispositif militaire est secondé par des batteries de missiles sol-air à guidage laser. Et depuis que nous avons parlé ensemble la dernière fois, j’ai fait passer mon armée à deux millions d’hommes !
– Jésus, Marie, Joseph ! renacle Willy, j’vais t’rappeller.

Comme prévu, le jour suivant, Willy rappelle Deubeulyou :
– Président Bush ! Je suis désolé de devoir vous dire qu’on va devoir faire une croix sur cette guerre.
– Oh, je suis bien triste d’entendre ça, répond Bush. Et quelle la raison de ce revirement si soudain ?
– Eh bien, monsieur, avoue Willy, on s’est tous assis autour d’une bière avec les copains et on a eu une longue conversation. Après quelques pintes de Chimay, on en est arrivé à la conclusion qu’on ne trouverait jamais assez de place et de nourriture par chez nous pour deux millions de prisonniers !