Le désarmement médiéval

Au Moyen Âge, le seigneur d’un château fort assiégé monte au créneau de la tour principale :
– Ça y est ! explique-t-il au capitaine de ses hommes d’armes, la conférence sur un désarmement progressif vient d’aboutir. Alors, dans un premier temps, veillez bien à ce que la température de l’huile que vous jetez sur nos assaillants passe de cent à quatre-vingts degrés.

La paix au Moyen-Orient

Une femme se promène sur une plage et bute sur une vieille lampe. Elle se penche pour la prendre, la frotte et paf ! Un génie apparaît.

La femme, étonnée, demande alors au génie si elle pourrait faire les trois vœux classiques.
– Non, répond le génie, accorder trois vœux, en ces temps-ci, c’est très, très difficile ; il y a l’inflation, le chômage qui n’arrête pas de croître, les salaires minables, la situation politique, le prix élevé du pétrole ; donc, tout ce que je pourrai concéder, ce sera un seul et unique vœu. Alors, dis-moi, que désires-tu ?

La femme répond :
– La paix au Moyen-Orient.
– Quoi ? Dit le génie, ébahi.
– Tu vois cette carte, dit la femme, bon, ben je veux que dans ces pays-là, les gens arrêtent de se taper dessus à tout bout de champ.

Le génie regarde la carte et dit :
– Mais ça fait des lustres qu’il y a la guerre là-bas. Je fais du bon boulot, mais quand même… Pas bon au point de pouvoir exaucer ce genre de vœu. Demande-moi quelque chose de plus simple.

La femme réfléchit un instant et déclare :
– D’accord ! Pour être honnête, je n’ai jamais réussi à trouver l’homme idéal. Alors je veux un homme qui soit beau, fort, cultivé, intelligent, attentionné et drôle, qui aime cuisiner et faire le ménage, qui soit une bête au lit, qui s’entende avec ma famille, qui ne passe pas toute la journée à regarder du sport à la télé et qui me soit fidèle à vie.

Le génie laisse échapper un profond soupir :
– Allez, redonnes-moi cette putain de carte du Moyen-Orient…

Les voix d’Orléans

Jeanne d’Arc, à cheval, mène ses troupes à l’assaut d’Orléans quand elle aperçoit un de ses archers qui détale à toutes jambes. Elle se précipite à sa poursuite et, l’ayant rattrapé, l’interroge :
– Où cours-tu, ainsi ?
– Eh bien, explique le déserteur, j’ai entendu des voix qui me disaient : « Abandonne donc cette guerre stupide et retourne garder tes moutons. »

Retrouver la civilisation

Deux naufragés du désert aperçoivent au loin une ville que des avions bombardent et mitraillent.
– Hourrah ! s’écrient-ils, nous avons retrouvé la civilisation !

Une si longue guerre

C’est un vieux monsieur qui va se confesser. Il rentre dans le confessionnal et le curé commence :

– Allez-y mon fils. Confessez vos péchés…
– Eh bien voilà mon Père. Ce que j’ai à vous avouer n’est pas joli joli… Pendant la guerre de 39-45 j’ai reçu la visite dans la ferme d’une jeune fille juive qui voulait se cacher des Allemands. Alors je l’ai cachée dans mon grenier et comme ça, ils n’ont jamais pu la trouver.
– Mais c’est très bien ça ! C’est même un acte de résistance. Ce n’est pas un péché et ça pourrait même vous valoir une médaille…
– Mais je n’ai pas fini, mon Père… A l’époque, j’étais jeune plutôt viril si voyez ce que je veux dire…. Alors je lui ai dit qu’en échange de cette cachette que je lui offrais, elle devrait m’accorder ses faveurs… sexuellement parlant…

Le curé réfléchit une minute puis reprend :
– Eh bien, les temps étaient vraiment difficiles, et puis vous preniez vraiment un très gros risque en la cachant chez vous… Je suis sûr que Dieu dans son infinie sagesse et sa grande bonté saura reconnaître en vous l’âme charitable plutôt que le simple profiteur d’une situation dramatique…
– Oh merci mon Père. C’est un gros poids sur ma conscience que vous me retirez. Est-ce que je peux vous poser une autre question ?
– Mais bien sûr, mon fils.
– Est-ce que je dois lui dire maintenant que la guerre est terminée ?…