Manger des fraises

Un jeune homme de la ville va pour la première fois à la campagne. Voyant un jardinier au travail, il lui demande ce qu’il fait :
– Ben, je mets du fumier sur mes fraises.
– Comme c’est curieux, moi j’y mets du sucre…

Le chauffeur de bus de Toto

Le petit Toto prend le bus matin et soir pour se rendre à l’école.

Il n’a pas de copain et s’assoit toujours seul, juste derrière le chauffeur. Et tout au long des trajets, il récite une litanie du style :
« Si mon papa était un cerf et ma maman une biche, je serais un faon ;
Si mon papa était un cheval et ma maman une jument, je serais un poulain ;
Si mon papa était un taureau et ma maman une vache, je serais un veau… »

Et ça dure comme ça tout du long du trajet, et c’est comme ça tous les jours de l’année…

Alors un soir, alors que le gamin commence son monologue :
– si mon papa était un coq et ma m…

Le chauffeur du bus, excédé, l’interrompt :
– Et si ton père était un gros fumier et ta mère une sale garce, qu’est-ce que tu serais, hein ?
– Je crois que je serais chauffeur de bus…

L’instinct des mouches à merde

Par un beau jour d’été, le père Mathieu a décidé de vider son tas de fumier qui trônait au beau milieu de sa ferme, et d’aller l’épandre sur les chaumes.

Mais l’épandeur à fumier du père Mathieu n’est pas de première jeunesse et pour comble de malchance, il casse un essieu juste devant la mairie, au beau milieu de la rue principale du village. Naturellement, voilà tout le fumier par terre…

Le garde champêtre arrive aussitôt et commence à lui dresser un procès-verbal, agrémenté d’une amende pour « Dépôt de matières fécales sur une voie communale et entrave à la circulation ».

Pendant qu’il écrit sur son carnet à souche, le garde champêtre se retrouve environné de mouches à merde (des grosses ‘mouq à brin’, comme y disent-te par chi), et énervé comme pas possible, il se met à jurer et fouetter l’air de ses mains dans l’espoir de les faire partir, mais rien n’y fait.

Le père Mathieu voyant les déboires du garde lui dit :
– Tu sais comment on appelle ces mouches ? Des mouches à cul… Et tu sais pourquoi on les appelle comme ça ? Parce qu’elles sont toujours en train de voler autour du cul des vaches !
– Holà père Mathieu, ça serait-y que tu m’aurais traité de « cul de vache ? »
– Ho ben non mon gars… mais ces mouches là, on les trompe pas !

Le fumier du Cantal

Une vieille dame de Paris a pris quelques jours de vacances dans le Cantal. Un jour ; elle se promène sur un chemin vicinal et qu’est-ce qu’elle voit au bord d’un champ d’épandage ? Un paysan en train de brasser le fumier.
– Oooh ! Qu’est-ce que vous faites là, mon bon ? lui demande-t-elle.
– Je suis en train de brasser du fumier pour le jardin de ma femme. Vous savez, le fumier ; c’est formidable. Vous en mettez rien qu’un peu sur votre plante et elle se dresse, elle reverdit et elle grimpe comme avant.

Là-dessus la vieille dame se penche, ramasse un peu de fumier ; le met dans son sac et dit :
– C’est pour mon mari !