Les adieux de Mitterrand

Cette petite histoire est à situer lors de la présidence de Mitterrand.

Celui-ci, très lié avec le chancelier allemand l’avait invité à dîner à son domicile, rue de Bièvres. La soirée s’éternise un peu. Kohl, dont le programme du lendemain est très chargé souhaite quitter tôt la table. Alors que Mme Mitterrand est affairée à la cuisine, Kohl se lève et dit à François :
– J’aimerais faire mes adieux à votre épouse, cher François.

Et Mitterrand lui répond :
– Si vous saviez à quel point j’aimerai pouvoir faire la même chose !

La tablette de merde

C’est François Mitterrand qui s’inquiète parce qu’on n’invente pas grand-chose en France. Alors il aimerait stimuler un peu la recherche et il dit à ses ministres :
– Bon, essayez de stimuler un peu les inventeurs pour qu’on soit vraiment au premier plan dans ce domaine. Le ministre de la Recherche se met au travail, organise des commissions, commande des rapports et tout et tout, et puis un jour il revient tout fier en annonçant :
– Monsieur le président, on a trouvé un petit inventeur à la frontière belge. C’est un diététicien. Un type absolument génial qui a trouvé le moyen de faire du chocolat synthétique en utilisant certaines déjections…
– Vous voulez dire que…?
– Oui, avec de la merde, monsieur le Prési-ent ! Avec un subtil mélange de crottin de cheval, de bouse de vache et de crotte de chien, il vous sort des tablettes trois étoiles à l’alambic. Un vrai magicien !
– Allez vite me le chercher !

Aussitôt convoqué, l’inventeur arrive séance tenante et dit :
– Très honoré, monsieur le président ! Alors effectivement, le chocolat que je réalise est parfaitement écologique. Je le lamine, je le filtre, je l’épure par des systèmes de lavages successifs, puis je le malaxe et il ne reste plus qu’à l’emballer. D’ailleurs tenez, je vous ai apporté une tablette prototype. Regardez-moi cette belle tablette de chocolat quadrillée…

Et François Mitterrand de s’exclamer :
– Oui, effectivement, on ne voit vraiment pas la différence ! Faites voir que je goûte ? Mais… mais, c’est de la merde !
– Alors ça évidemment, pour le goût, ce n’est pas encore au point !