Le moment de Landru

Les perles : la justice

Henri Landru fait une dernière fois la forte tête au seuil de l’échafaud. Il s’adresse aux témoins de son exécution, qui semblent ne pas en mener large : « Eh bien quoi ! ça n’est qu’un mauvais moment à passer ! »

La condamnation du Saint

Les perles : la justice

Modèle d’hypocrisie, le faux dévot François Desrues empoisonne une mère et son fils. Quand, le 30 avril 1777, il est condamné à être roué vif et brûlé, Desrues marche vers l’échafaud avec la résignation des premiers chrétiens.

Devant le crucifix qu’on lui tend alors, il s’écrie : « Ô homme ! Je vais donc souffrir comme toi ! »

La curiosité de Charlotte

Les perles : la justice

Quand Charlotte Corday monte à l’échafaud, Sanson, son bourreau, s’efforce de lui masquer la guillotine, afin qu’elle ne la voie pas. D’un mouvement d’épaule, Charlotte Corday le repousse : « Laissez ! lui lance-t-elle. J’ai bien le droit d’être curieuse. J’en ai jamais vu ! »

Ne jamais avouer

Les perles : la justice

« N’avouez jamais ! » Ce vieux système de défense, qui fera tant d’émules, injustement attribué au couple Me Vincent de Moro-Giafferi/Landru, est l’œuvre d’Avinain, un boucher assassin, qui s’adressa ainsi en 1867 à la foule, au seuil de l’échafaud.

Le bourreau de Thomas More

Les perles : la justice

Conduit à l’échafaud pour s’être opposé au divorce de son maître, le 6 juillet 1535, Thomas More l’incorruptible, l’ex-chancelier du roi Henri VIII, le saint patron des hommes politiques, s’adresse à son bourreau : « Aidez-moi à monter. Pour la descente, je m’en sortirai tout seul. »