Sauve qui peut

Une dame téléphone à un grand magasin de bricolage.
– Il y a quatre jours je vous ai commandé de la mort aux rats, je n’ai toujours rien reçu.
– Je n’en ai plus en stock, s’excuse le vendeur, il y a trois semaines de délai.
– Trois semaines ! s’exclame la dame. Annulez ma commande et passez-moi le rayon armurerie.

Remis en mains très propres

Les perles : la justice

Par crainte de ne pouvoir déposer un mémoire en défense dans les délais, un avocat désigné dans une affaire criminelle n’a pas hésité à remettre le document entre les mains de la femme de ménage du palais. Une disposition qui, hélas, n’est pas encore inscrite dans le Code de procédure pénale.

Les délais de la justice

Les perles : la justice

Un justiciable, qui ne savait pas que la justice est faite de délais, a fait appel d’un jugement le concernant avec plus d’un an de retard. Par charité judiciaire, on ne donnera ni le nom ni l’adresse de son avocat.

La victoire de Francis le Belge

Les perles : la justice

Plus connu sous le nom de Francis « le Belge », Francis Vanverberghe, le dernier « parrain » marseillais, héros de la « French Connection », réussit la prouesse de faire condamner l’État français par la Cour européenne des droits de l’homme à lui verser 85 000 francs d’indemnités, pour ne pas avoir été jugé dans un « délai raisonnable »… Un peu comme si Al Capone faisait condamner Eliot Ness. Grand seigneur, il propose cette somme à l’abbé Pierre, mais les ligues de vertu s’en mêlent. L’abbé Pierre refuse. Francis « le Belge » est abattu le 27 septembre 2000 dans un bar-PMU du 8e arrondissement de Paris. Fin de trajectoire.

La correspondance de Colonna

Les perles : la justice

Dans une lettre adressée à l’hebdomadaire nationaliste corse U Ribombu, Yvan Colonna, le tueur présumé du préfet Érignac, en cavale depuis mai 1999, sort de sa réserve : « Je n’y suis pour rien dans cette affaire (…) Je redescendais chez moi avec mes chèvres, lorsque j’ai rencontré quelqu’un qui m’a dit que j’étais activement recherché par la police pour l’affaire Érignac. » Vingt mois pour pareille fulgurance épistolaire, Yvan Colonna peut revoir sa copie.