La bonne paroissienne

Ça se passe dans une petite ville de province. Une grenouille de bénitier vient voir son curé après la messe et lui dit :
– Monsieur le curé, il faudrait faire quelque chose pour Madame Léger, vous savez, celle que son mari a laissé tomber avec trois enfants sur les bras, pour aller en voir une autre… La pauvre, comme si ça ne suffisait pas, voilà qu’elle n’arrive plus à payer ses loyers…

Le curé :
– Hmmm, quelle tristesse. Je vais voir ce que la paroisse peut faire pour elle. De combien aurait-elle besoin ?

La bigote :
– Ben, je sais qu’elle a trois loyers de 600 euros en retard… C’est ce qu’il faudrait lui avancer.

Le curé :
– 1800 euros ! Bon, eh bien nous essaierons de mettre le reste des fidèles à contribution. Après tout, un peu de charité chrétienne ne fera de mal à personne. Mais dites-moi, comment êtes-vous au courant des difficultés de Madame Léger ? Vous êtes une voisine, ou bien peut-être de sa famille ?

L’autre :
– Non non, je suis sa propriétaire.

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Le paradis du chauffeur

Un curé et un chauffeur de bus arrivent au paradis le même jour. Le chauffeur y est admis mais pas le brave curé qui, furieux, demande audience à saint Pierre :
– N’ai-je pas bien servi Dieu ?
– Certes, mon fils, mais chaque fois que vous prêchiez, vos fidèles dormaient, tandis que chaque fois que le chauffeur était au volant, les passagers priaient !

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La tondeuse de Toto

C’est un curé qui exerçait son sacerdoce en ville, et qui vient de prendre sa retraite à la campagne, dans un petit village de la Creuse.

Il a acheté une petite maison dotée d’un jardin et le moment de tondre la pelouse est arrivé. Au cours d’une ballade dans le village, il a remarqué le panonceau « TONDEUSE À VENDRE » devant la maison de Toto.

Se rendant sur place, il est accueilli par Toto lui-même qui était en train de tondre la pelouse justement, et qui l’emmène voir la machine.

Le curé essaie la tondeuse, ralentit, accélère, tond un peu de gazon, et voyant que tout fonctionne bien, fait un chèque de 150 euros à Toto et rentre chez lui avec la tondeuse.

Un peu plus tard dans la journée, Toto passe en vélo devant monsieur le curé. Il s’arrête pour regarder l’ex-prêtre s’escrimer à tirer sur la corde du démarreur sans autre résultat que des « Beurrh Beurrh » lamentables.

Toto lance à son acheteur :
– Alors Monsieur le curé, qu’est-ce qui se passe ?
– Ah ben, tu tombes bien ! Je n’arrive pas à démarrer ta tondeuse. Tu peux m’aider ?

Et Toto répond :
– C’est parce qu’il y a une méthode. Pour la faire démarrer, il faut la traiter !
– Qu’est-ce que tu veux dire par « la traiter » ?
– Ben, il faut lui balancer tous les jurons qu’on connaît, la maudire, la traiter quoi…
– Mais mon garçon, je suis un curé tu sais, et à supposer que j’aie un jour utilisé des jurons, j’ai oublié comment on faisait après toutes ces années au service du Bon Dieu !

Alors Toto lui répond :
– Bah, vous en faîtes pas monsieur l’curé. Si vous continuez à tirer cette corde, tout ça va ne va pas tarder à vous revenir…

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Boudu con !

Un mec est assis à un arrêt de bus et n’arrête pas de dire : « Boudu con ! … Boudu con ! … Boudu con ! ».

Il monte dans le bus et demande un ticket au chauffeur. Il le paye et pendant que l’autre lui rend la monnaie, il continue : « Boudu con ! … Boudu con ! … Boudu con ! ».

Il va s’asseoir à côté d’un curé tout en disant « Boudu con ! ».

Le curé, au bout d’un moment, lui demande :
– Mais dites-moi mon fils, depuis que vous êtes assis à côté de moi, vous avez dit « Boudu con ! » au moins une bonne dizaine de fois. Que vous arrive-t-il ?
– Oh presque rien… « Boudu con ! »
– Allons mon fils, vous pouvez tout me dire, je ne dirais rien.
– Eh bien, « Oh boudu con ! », c’est au sujet de ma femme.
– Ah que se passe-t-il ?
– C’est ma femme, « Oh boudu con ! », elle vient d’avoir un enfant !
– Oh mais c’est un grand bonheur! Dieu a apporté la vie dans votre foyer, vous devriez être content, voyons !
– Oui mais « Oh boudu con ! » c’est que notre fils, il est noir !!!

Et le curé répond :
« Oh boudu con ! »

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Le perroquet enregistreur

C’est une femme qui doit partir en pélérinage à Lourdes plusieurs jours et qui confie son perroquet à des amis paysans. Sachant que ceux-ci ont des manières plutôt rustaudes, et connaissant la propension de sa bestiole à ressortir injures et autres vulgarités, elle leur précise de ne pas dire de gros mots devant l’animal.

Cependant, dès le premier jour, un fort orage éclate sur la ferme. Le paysan s’écrie :
– Nom de Dieu, voilà qu’il pleut !
(Le perroquet enregistre aussitôt)

La paysanne qui était sortie pour rentrer l’ânesse, crie à l’intention de son mari :
– L’ânesse veut pas rentrer !…

Le paysan lui dit :
– Enfonce lui le bâton dans le cul, peut-être qu’elle avancera !
(Le perroquet enregistre aussitôt)

Lorsque la femme revient de son pélérinage, elle est touchée par la foi et décide de faire bénir son perroquet.

Rendez-vous est pris à la paroisse. Le jour dit, le curé s’approche de l’animal et lui blance quelques gouttes d’eau bénie avec son goupillon. Aussitôt, le perroquet s’écrie :
– Nom de Dieu, voilà qu’il pleut !
Sous le choc, la propriétaire de l’animal tombe dans les pommes.

Le vieux curé, affolé, les mains sur sa canne en bois, implore le Seigneur à haute voix :
– Mon Dieu mon Dieu, qu’est-ce que je peux faire ?

Et le perroquet lui répond :
– Enfonce lui le bâton dans le cul, peut-être qu’elle avancera !

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