Pour trouver Jésus…

Chez les protestants Baptistes, on pratique le baptême des adultes en les immergeant totalement dans l’eau d’une rivière. Et voilà pas qu’en pleine cérémonie de baptême baptiste, un clochard, rond comme une queue de pelle, arrive en titubant gravement. Voyant le pasteur au beau milieu de la rivière, le clochard le rejoint tant bien que mal en pataugeant.

L’homme d’église qui n’a pas remarqué l’état d’ébriété avancé du gars lui demande :
– Mon frère, es-tu prêt à trouver Jésus ?

Le clochard regarde derrière lui, constate que c’est bien à lui que s’adresse le pasteur et fait :
– Oui Révérend… Hips ! Un peu que je le veux…

À ce moment-là, le pasteur l’attrape par le col, lui plonge la tête sous l’eau, puis il le ramène à l’air libre.
– Est-ce que tu as trouvé Jésus ?
– Nooon… Hips ! J’l’ai pas trouvé…

Le révérend le replonge alors un peu plus longtemps dans l’eau de la rivière et lui demande :
– Et maintenant mon frère, as-tu trouvé Jésus ?
– Hips ! Noooon… Toujours pas…

Énervé, le pasteur laisse l’ivrogne pendant une bonne trentaine de secondes la tête sous l’eau, puis il le récupère enfin et lui demande d’un ton rude :
– Alors bon sang, as-tu enfin trouvé Jésus maintenant ?

Le clochard se frotte les yeux et murmure à l’oreille du pasteur :
– Hips ! Z’êtes sûr que c’est ici qu’il est tombé ?…

Le clochard fakir

Dialogue entre deux clochards :
– J’ai trouvé du travail à la foire du Trône…
– Ah, oui ? C’est dur ?
– Non ! Je suis déguisé en fakir hindou et je jeûne pendant quarante jours, allongé sur une planche à clous…
– Par exemple ! Et ils tenaient combien ?
– Rien. Mais je suis logé et nourri.

Un rude hiver

C’est un hiver très rude, qui dure déjà depuis un bon moment. De la neige partout et un bon -15°C. Deux chauffeurs de bus boivent un café en attendant de prendre leur service.
– Alors ? Quoi de neuf mon gars ?
– Oh, y a un truc pas banal qui m’est arrivé la semaine dernière : j’ai reçu les félicitations du maire et une prime de la direction !
– Waow, purée. Et qu’est-ce que t’as fait pour mériter ça ?
– Eh bien, Mardi dernier, juste après ma première tournée de la journée, un clochard complètement bourré est monté dans mon bus et il s’est endormi sur une banquette. Comme personne ne voulait, ou plutôt ne pouvait, s’asseoir à moins de 3 mètres de lui, j’ai profité d’un arrêt où tout le monde était descendu pour prendre le poivrot par le col et le balancer sur le trottoir.
– Quoi ? Tu veux dire que le maire t’a félicité pour avoir jeté un pauvre SDF dans la neige et le froid ?
– Non, non ! Au tour suivant, j’ai vu que mon clochard était toujours allongé sur la neige, là où je l’avais laissé, et comme j’avais peur qu’il meure sur place, j’ai essayé de le déplacer mais j’ai glissé et je me suis retrouvé avec lui dans mon bus… Et là, quelqu’un a cru que j’essayais de sauver le gars et il a passé un coup de fil aux journalistes…

L’hygiène des clochards

Deux clochards se rencontrent un matin :
– Moi, aujourd’hui, c’est le jour où je dois me laver !
– T’as raison… Moi aussi, sale ou pas sale, tous les six mois, je me lave !

La mort du petit commerce

Un mendiant regarde un pickpocket opérer et dit à un collègue clochard :
– Tu vois, ce qui tue le petit commerce, c’est le libre-service !