Le drame du vedettariat

Une jeune femme se présente ainsi :
– Docteur, j’ai besoin de vous. Je suis chanteuse. Mais je suis laide, je n’ai aucun talent, ma voix est éraillée, ma présence sur scène est inexistante…
– Je ne vois qu’une solution : changez de métier.
– Impossible ! Je suis une vedette !

On a le style ou on ne l’a pas

S’adressant à la vedette féminine du film, le metteur en scène s’écrie :
– Mais non ! Mais non ! Votre jeu est très mauvais ! Il faut que votre regard exprime tout à la fois mépris et méchanceté. Du venin ! Faites donc comme si voyant à l’instant votre plus grande ennemie avec son nouveau manteau de vison, vous disiez méchante et méprisante : Peuh ! Du lapin !

Les sentiments de la starlette

Le metteur en scène s’arrache les cheveux : sa vedette féminine est au-dessous de tout.
– Un peu d’âme ! hurle-t-il à son intention. Imaginez bien la scène : vous avez un amant que vous adorez, et brusquement, sans tambours ni trompettes, il vous laisse tomber. Il s’en va. Cela doit tout de même vous inspirer une réaction : que faites-vous ?
– Ben… J’en cherche un autre.

La vedette bidon

« Le vedettariat, c’est bidon. Vous mettez une vache à la télé, c’est la vache la plus célèbre. »

Michel Drucker

L’actrice exceptionnelle

Le rideau vient de tomber sur le dernier rappel d’une célèbre actrice. Regagnant sa loge, elle fut surprise d’y trouver déjà un admirateur tout essoufflé qui lui dit :
– Vous avez été magnifique, ce soir, prodigieuse, exceptionnelle !
– Vraiment ? réplique la vedette d’un ton glacial, alors pourquoi n’êtes-vous plus dans la salle en train d’applaudir encore ?