Encore la lutte des classes

Au moment du feu vert, une superbe Rolls conduite par un monumental chauffeur est gênée par une voiture à bras, tramée par un gaillard à casquette qui remorque à grand peine son chargement de vieille ferraille sur laquelle trône, cigarette aux lèvres, un ouvrier flegmatique.
– Va donc, eh, feignant ! lance le gars qui traîne la charrette.
– Comment ? fait le chauffeur qui descend, menaçant, de sa voiture.

À ce moment, la vitre arrière de la Rolls s’abaisse et apparaît le visage d’une vieille dame nantie d’un face-à-main.
– Voyons, dit-elle, qu’est-ce donc, Jean ?

Alors, du haut de son tas de ferraille, le flegmatique ouvrier ouvre la bouche :
– Ce n’est rien, madame, ce sont nos gens qui ont des mots !

Le TGV royal…

Élisabeth II rentre au palais quand sa Rolls se trouve prise dans un brouillard londonien de terrible réputation. Le chauffeur conduit très lentement et se trouve à un moment en face d’un véhicule qui l’éblouit de ses phares. Il stoppe, baisse sa vitre et dit :
– Je conduis la reine d’Angleterre, veuillez-vous écarter, je vous prie !
– Pas question ! répond le conducteur en face.
– Je vous dis qu’en tant que véhicule de la couronne du Royaume Uni, j’ai la priorité ! Alors écartez-vous…
– Bon d’accord, dit le type en face. Je conduis une locomotive qui tire quatorze wagons. Veuillez avoir l’obligeance de m’indiquer comment on bouge quand il n’y a pas d’aiguillage avant deux kilomètres !

La monnaie de la Rolls

Un milliardaire vient prendre livraison de sa Rolls Royce en platine. Très satisfait, il laisse au concessionnaire un énorme chèque. Ce dernier, un peu confus, s’exclame :
– C’est beaucoup trop !
– Ce n’est pas grave… Vous me rendrez la monnaie en Smart !