Mieux vaut être prévoyant

Une petite ville du Far-West ; dans l’armurerie de la grand-rue, entre un individu à la mine patibulaire.
– Je voudrais acheter un revolver, annonce-t-il.
– À six ou huit coups ? demande l’employé.
– Une seconde, répond le client.

Il décroche le téléphone et demande la Provincial Bank :
– Allô, combien êtes-vous à la banque, six ou huit ?

Rat Américain

dessin de Yelch sur le problème des armes aux États-Unis
Rat Américain

Rats : « – Il est armé ?
– Oui, c’est un rat américain… »
(caricature d’Américain)

Sondeur coquin

Un charmant jeune homme sonne à la porte d’un pavillon de banlieue et dit à la dame en déshabillé vaporeux qui vient lui ouvrir :
– Avant de vous interroger plus longuement sur votre vie amoureuse, j’aimerais vous poser trois questions hors sondage : votre mari est-il parti pour longtemps ? Est-il jaloux ? Possède-t-il un revolver ?

Le cadeau du gangster

Le gangster a acheté un revolver à son fils. Le môme ne fait ni une ni deux : il va échanger le revolver contre une belle montre en or. Quand il rentre à la maison, son père voit ce qu’il a fait et il hurle :
– Espèce de petit imbécile ! Alors, maintenant, quand quelqu’un t’insultera, tu lui donneras l’heure !

Le Figaro en plein cœur

Les perles : la justice

C’est une femme de tête. Henriette Caillaux est la femme du ministre des Finances. Quand elle comparaît en 1914 devant la cour d’assises de la Seine pour avoir assassiné le directeur du Figaro, Gaston Calmette, auteur d’une vaste campagne de calomnie, l’élégante répond : « J’ai toujours un revolver sur moi. C’est une habitude que mon père nous a donnée, à ma sœur et à moi… » Et quand on lui demande d’exprimer un regret, elle se contente de ce mot : « Ces machins-là, ça part tout seul ! »