Les québécoises en québécois

– Qu’est-ce que ça veut dire guidoune ?
– Euf… c’est genre une fille mal vue, facile…
– Ben, c’est quoi la différence avec pitoune ?
– Euf… pitoune c’est plus comme une belle fille qui s’habille trop sexy…
– C’est pas une poupoune ça ?
– Ouin… une poupoune, c’est moins méchant que pitoune… quoique ça dépend…
– Alors je peux dire « poupoune » à ma blonde ?
– Si cela constitue une taquinerie ou une farce… oui.
– Ah… Nounoune, c’est quoi ?
– Une niaiseuse, pas vite vite… une coucoune quoi !
– Une coucoune ?
– Ben oui, c’est la même chose.
– Une guidoune est-elle automatiquement nounoune ?
– Non.
– Et pour toutoune ?
– Ça, c’est une fille plutôt dodue… comme dans « grosse toutoune ».
– Y a des synonymes ?
– Oui, doudoune, mais c’est plus gentil dire ça que toutoune.
– Je peux dire doudoune à ma blonde ?
– Non, sauf si tu veux qu’elle te fasse la baboune… t’es mieux de lui dire chouchoune…
– Chouchoune ?
– Ma chouchoune d’amour.
– Ok. Est-ce qu’une guidoune peut être une poupoune en même temps ?
– Non. Mais que tu sois une guidoune, une pitoune, une poupoune, une doudoune, une toutoune, une coucoune ou une nounoune, c’est jamais vraiment positif ! À cela tu ajoutes aussi minoune et moumoune…
– Ça devient compliqué…
– Une minoune, c’est une guidoune au chômage, un vieux char ou un chat. Une moumoune, c’est quelqu’un de peureux ou un homme avec des manières efféminées.
– Donc, si je comprends bien, une guidoune, finalement, c’est une ancienne pitoune devenue toutoune qui fait la baboune parce qu’elle se trouve nounoune d’avoir été moumoune ?
– Vitement de même, on peut dire ça, oui.
– Merci chouchoune…
– Y’a pas de quoi mon ti-coune !
– Ti-coune ?????

La galanterie et politesse française

Voilà près d’une demi-heure qu’une touriste Québécoise un peu âgée est coincée à un carrefour incapable de traverser. Alors qu’elle est sur le point d’abandonner sa tentative, un monsieur costaud la prend délicatement par le bras et d’un geste autoritaire de l’autre main fait stopper le flot de voitures et fait traverser la vieille dame.

Un fois rendus de l’autre côté de la rue, la dame se tourne vers le jeune homme en lui disant :
– Merci mon ami, Vous êtes la preuve vivante qu’en ces temps décadents, la galanterie et la politesse française n’ont pas tout à fait disparu.
– Oh, c’est rien ! Mais c’est vrai que si je vous avais pas tiré de là, ces connards auraient fini par vous écraser comme une vieille merde !