Évolutionnisme judiciaire

Les perles : la justice

Une jeune femme, professeur de philosophie, comparaît devant le tribunal pour avoir outragé un agent de la force publique qu’elle a traité de « pithécanthrope ». La prévenue explique qu’on a beau porter l’uniforme, on n’échappe pas aux catégories de l’évolution. Le président fera remarquer à celle-ci qu’en professeur de philosophie quelle est, il lui aurait suffi de traiter le fonctionnaire de policier.

Et merde !

Les perles : la justice

Certains prévenus sont reconnaissants :
– Puis-je ajouter un mot, monsieur le président ?
– Si vous voulez, répond le magistrat.
– C’est un mot de cinq lettres … Merci.
On a frôlé l’outrage.

Le jugement de Pavarotti

Les perles : la justice

Mécontente d’avoir été condamnée, une femme quitte le tribunal en grommelant. Avant de lancer, du fond de la salle au président, abondamment pourvu de barbe, d’embonpoint et de coffre : « Vous ressemblez à Pavarotti, mais vous n’en avez pas le talent ! » Le ténor judiciaire vexé la fera interpeller.

Le diagnostic policier

Les perles : la justice

À la barre, un prévenu accusé d’avoir traité, sans grande originalité, un policier de « con ». Le président lui demande les raisons de cet outrage. L’impudent réplique : « Traiter quelqu’un de con n’est pas un outrage. C’est un diagnostic ! »

L’honneur de la magistrature

Les perles : la justice

Un avocat parisien demande le renvoi d’une affaire. Le tribunal le lui refuse. « Même à Santiago-du-Chili, ça ne se passerait pas comme ça ! » s’enflamme alors l’avocat. Cette petite phrase lui vaudra des poursuites et une amende de 40.000 francs. Ce qui fait aussi dire à certains avocats, cinglants : « Cela ne fait pas cher payé l’honneur d’un magistrat. » D’autant qu’ils étaient trois.