Une vraie plaidoirie

Les perles : la justice

À Valenciennes, un restaurateur a su conjuguer l’art culinaire avec l’humour de palais. À l’occasion du procès de l’affaire VA-OM, il a concocté un menu à 120 francs avec « service rapide » ainsi composé :
– Entrée : la grosse tartine de fromage réchauffée sur tapis vert (en fines coupures) ou l’OM (l’œuf au maroilles).
– Plat de résistance : les côtelettes d’agneau à la ratatouille marseillaise.
– Dessert : le Paris-Béthune, dit « tarte bonne poire ».
– P.S. : le pot-de-vin n’est pas compris dans le menu.

Bienvenue au club

Au restaurant une cliente pointilleuse commande des œufs au plat.
– Et, je vous prie, précise-t-elle, que le blanc soit ferme, le jaune presque liquide. Pas trop de beurre, très peu de sel, un soupçon de poivre. Je n’accepte que des œufs de ferme, bien entendu, pondus par des poules heureuses.
– Une seule précision, riposte la serveuse, suave : la poule s’appelle Dorothée. Cela vous convient-il ?

Le repas du croque-mort

C’est un employé des pompes funèbres, tout habillé de noir, l’air triste, qui entre dans le restaurant situé à côté du cimetière. Le garçon s’avance pour prendre la commande.
– Donnez-moi une raie au beurre noir, puis une poularde demi-deuil et comme dessert, des crêpes.
– Et comme boisson ? demande le garçon.
– Une bière, bien sûr.

La maison du cassoulet

C’est un cuisinier de restaurant qui dit au serveur :
– Supprime le « cassoulet maison » sur les menus. Je viens de casser l’ouvre-boîte…

Au menu de la politique

« Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c’est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon. »

Jean Dutourd