Du bistrot à la gare

Trois hommes sortent d’un bistrot passablement éméchés et s’engouffrent péniblement dans un taxi.
– Chauffeur, à la gare ! Faites vite, on est en retard !

Le taxi les dépose, ils courent tant bien que mal et arrivent sur le quai au moment où le haut-parleur annonce que le train va partir. Voyant leur état, un employé aide le premier à se hisser dans le wagon, puis le deuxième. À ce moment-là les portes se ferment automatiquement et le train s’en va.
– Je suis désolé, dit l’employé, je n’ai pu faire monter que vos deux amis…
– Et moi donc ! Ils étaient juste venus m’accompagner à la gare !

Train de blonde

Une blonde se présente au guichet de la gare de Lyon, à Paris :
– Je voudrais un billet.
– Un billet pour aller où ?
– Ben… Ça vous regarde ?
– Mais, madame, si vous ne me dites pas votre destination, je ne peux pas vous donner de billet !

Alors à regret :
– Je vais à Marseille.

Sur le quai, même incident :
– Où on le prend le train ?
– Le train pour où ?
– Ah, mais ils sont donc bien curieux ! Marseille.

Et au moment où le train s’ébranle, la blonde, par la vitre baissée :
– Je vous ai bien eu ! Je vais à Lille !

Attention au départ

Au guichet de la gare, une blonde s’adresse à l’employé :
– Un aller pour Chalon, s’il vous plaît.
– Châlons-sur-Marne ou Chalon-sur-Saône ? s’enquiert l’employé.
– Oh ! Ça n’a pas d’importance, s’exclame-t-elle, on vient me chercher.

Privatisation avant l’heure

On juge un chef de gare. Passé irréprochable. Trente ans de bons et loyaux services. Pourtant, les faits sont là : il a dérobé une locomotive.
– Que vouliez-vous en faire ? demande sévèrement le président.
– Je voulais m’installer à mon compte.

Le gros soupir

Une dame aux formes plantureuses confie à un ami de son mari qu’elle a rencontré à la gare :
– Je suis toute triste. Maurice est parti en mission pour son travail. Quand, sur le quai, j’ai vu le train s’éloigner, un gros soupir a soulevé ma poitrine…

Et le confident de soupirer à son tour :
– Bien sûr ! Un petit n’aurait pas suffi.