Une histoire de poignées

Une femme un peu forte chez le médecin :
– Docteur, j’aimerais commencer par enlever mes poignées d’amour.
– Et si on commençait par enlever les poignées de votre frigo ?

Le frigo du Paradis

Cela se passe aux portes du Paradis. Trois hommes attendent d’être jugés par Saint Pierre.

Le premier homme commence son récit :

« Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra-conjugale. Je suis donc rentré chez moi à l’improviste et évidement je l’ai trouvée complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l’appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis je me suis souvenu qu’habitant au 15ème étage nous disposions d’un petit balcon. J’ai donc ouvert la porte fenêtre et c’est là que j’ai vu cet homme, suspendu dans le vide, s’agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu’il tombe mais il tenait bon … Alors je suis allé chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu’il bougeait encore, j’ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l’ai fait basculer sur cet individu. L’effort a été si violent que j’ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà… »

« Ah bon ? » répond St Pierre passionné. « C’est bon, vous êtes admis au Paradis. »

Le second homme se présente peu après et commence à raconter l’histoire de sa mort à Saint Pierre :

« Voyez-vous, débute-t-il, j’étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d’une tour. Mon tabouret a vacillé et j’ai basculé dans le vide. Mais j’ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains, puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire lorsque j’ai lâché prise, comme je n’étais pas mort tout de suite, il m’a balancé son frigo sur la tête pour m’achever… »

« Oui, oui j’ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au Paradis. »

Le troisième homme arrive et entame lui aussi son récit à Saint Pierre :

« Franchement, je ne sais pas comment c’est arrivé. J’étais caché à poil dans un frigo… »