Fléché à mort

Un condamné à mort s’étonne :
– Pourquoi vos hommes s’apprêtent-ils à m’exécuter avec des arcs et des flèches, au lieu de fusils classiques ?
– Parce que, explique l’officier, j’ai un mal de tête épouvantable, et je ne pourrais pas supporter le bruit d’une salve.

Apprends à viser juste

Un Indien qui a participé à l’attaque surprise d’un détachement de Tuniques bleues, a vu, avec étonnement, un des soldats, percé d’une douzaine de flèches, se relever et se mettre à courir en direction de Fort-Apache.
– Ça y est ! s’écrie-t-il, j’ai trouvé ma vocation.
– T’imposer comme le chef d’une tribu de farouches guerriers ?
– Non.
– Devenir acupuncteur.

Cernés par les indiens

Un éclaireur de l’armée des États-Unis, envoyé pour combattre les indiens, revient de mission en ayant juste la force de dire à son lieutenant :
– Nous sommes complètement cernés.
– Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ?
– Regardez, j’ai une flèche dans la poitrine, une dans le bras droit, une dans le bras gauche et une dans le derrière.

Langue de vipère

Dans une république africaine, un fonctionnaire dit à un collègue :
– Excuse-moi de te faire cette réflexion, mais ta belle-mère a vraiment une langue de vipère.
– Allons, ricane le gendre, tu exagères.

À ce moment, un grand guerrier noir entre dans le bungalow :
– Je voulais, explique-t-il, demander à la dame de me donner encore un peu de sa salive pour empoisonner mes flèches.