Les bons mots de l’assassin

Les perles : la justice

Même au seuil de l’échafaud, les plus grands criminels ne lésinaient pas sur les bons mots. Pierre- François Lacenaire, poète assassin, sans lequel le crime manquerait d’esthétique et la guillotine de bons mots, salue les honnêtes bourgeois qui, le 12 novembre 1835, lui fixent rendez-vous avec la mort : « De grâce, messieurs les jurés, ne me condamnez pas à vivre ! »

Il bâtira sa légende sur ses fulgurances tour à tour provocatrices : « Je tue un homme comme je bois un verre de vin » ou mélodramatiques : « J’aime la mort comme on aime une fiancée. »

Les dernières bonnes volontés

Les perles : la justice

Marcel Delrue, guillotiné en 1952, s’adresse une dernière fois à son avocat : « Je veux que vous buviez du champagne à ma santé. Cela me rendra heureux au paradis. » Il avait même pris soin d’écrire préalablement au directeur de la prison : « Le dernier matin, dites à mes geôliers d’avoir le sourire. Que j’emporte le souvenir de visages amicaux. »

Peigne de mort

dessin de Cops sur la peigne de mort
Peigne de mort

Condamné : « Bien dégagée, la nuque… »

Le patient du bourreau

Les perles : la justice

Un magistrat demande un jour à l’illustre bourreau Anatole Deibler comment il a trouvé le patient. « Un peu nonchalant, monsieur le président, un peu nonchalant ! » réplique le maître de cérémonie.

Le métier de bourreau

Le condamné à mort s’approche de la guillotine. Avant d’introduire son cou dans la lunette, il dit au bourreau :
– Vous n’avez pas honte de faire un métier pareil !
– Que voulez-vous… Il faut bien que tout le monde vive !