Le tiers de grand-mère

Les perles : les assurances

« Ma grand-mère, qui a gardé toute sa tête malgré son âge avancé, ne comprend pas que vous la comptiez pour un tiers. »

Les manifestations de police

« Le comptage des manifestants n’échappe à la polémique que le jour où c’est la police qui organise le défilé de ses propres mécontents. »

Philippe Bouvard

Le permis de blondeur

Deux blondes sont assises au bar d’un café. La première dit à l’autre :
– Je viens de repasser mon examen pour le permis de conduire.
– Ah ? dis l’autre, et comment ça a été ?
– Pas bien, t’sais, j’ai de nouveau raté ! J’arrive à ce rond-point et y’a un panneau avec 30 marqué dessus, donc je fais 30 fois le tour de ce rond-point !
– Aïe, dis l’autre, et t’as mal compté ou quoi ?

La base binaire

Les perles : à l’école

« Autrefois, les Chinois n’avaient pas d’ordinateurs, car ils comptaient avec leurs boules. »

21 avril 2018 – Presse-citron

La presse a recours à un cabinet « indépendant » pour compter les manifestants.

dessin d'actualité montrant un cabinet indépendant qui procède au comptage des manifestants
21 avril 2018 – Presse-citron

Expert : « Je compte les pas et je divise par deux… ou trois. Ou dix. »
(caricature de comptage des manifestants)

La presse recourt à un cabinet « indépendant » pour compter les manifestants. Différentes réflexions me traversent l’esprit :

Qu’est-ce que ça veut dire « indépendant » ? « Indépendant » par rapport à qui ? Est-ce qu’un prestataire est « indépendant » par rapport à ses clients ? « Indépendant », ça ne veut pas dire « neutre », ni « objectif ».

Qu’est-ce que ça apporte d’avoir le nombre exact (si c’est possible) de manifestants ? C’est le nombre de participants qui valide si une cause est juste ou non ? Dans ce cas-là, que penser de la Résistance française en 1940 ?

Quelle est la légitimité de la presse pour se poser en détentrice de LA vérité ? Surtout d’une vérité comptable. Parce qu’après tout, une majorité de français ne lisent pas la presse écrite (dommage, mais c’est comme ça, elle ne pourrait vivre sans les subventions publiques) et ils sont de moins en moins nombreux à suivre et, surtout, à croire les journaux télévisés. Qu’est-ce qui permet à la presse de dire qui est majoritaire (donc dans le vrai ?) alors qu’elle-même n’est pas « majoritaire » ?

Est-ce que la presse est « indépendante » à l’endroit de ses propriétaires et de ses annonceurs ? Est-ce qu’elle peut se prétendre « neutre » et « objective » ? Sans parler de toutes les fautes qui ont entamé sa crédibilité : les charniers bidons en ex-Yougoslavie, les mensonges des deux Guerres du Golfe, l’empressement à recevoir Marine Le Pen sur les plateaux AVANT la présidentielle au nom de la démocratie et du pluralisme puis l’empressement à appeler au vote « utile » dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, toujours au nom de la démocratie et du pluralisme…

Dans la bataille de la communication, la presse n’est ni neutre, ni objective… Ni légitime.

Zaïtchick