La vengeance du chien

– Mon féroce chien de garde, raconte un homme, n’a qu’un seul défaut : il est extrêmement susceptible. Un jour, il avait très mal supporté que je lui fasse une réflexion, pourtant parfaitement justifiée. Or, la nuit suivante, un cambrioleur s’est introduit chez nous.
– Et alors ?
– Eh bien, mon chien, au lieu d’aboyer et de le mordre, lui a apporté mes chaussons.

Peu importe la couleur

– Gustave a décidément de la constance dans ses choix.
– Et pour quelle raison ?
– Il a d’abord fréquenté une fausse blonde capricieuse, puis une fausse brune susceptible.
– Et alors ?
– Finalement, il s’est marié avec une vraie rousse sympathique, mais avec de fausses dents.

La susceptibilité des poissons

« Le poisson est un animal susceptible, en présence du pêcheur, il prend facilement la mouche. »

Noctuel

Que dis-je, c’est un cap ? c’est une péninsule !

C’est un cadre qui souhaite obtenir une promotion et qui a invité son patron à dîner chez lui un soir pour instaurer une relation de confiance.

Le cadre prévient sa femme et ses jeunes enfants avant le repas :
– Bon, je veux qu’une chose soit bien claire : mon patron a un très grand nez et il est très susceptible avec son apparence physique, alors je vous en prie, pas un mot là-dessus. C’est bien compris les enfants, on ne parle pas du nez de mon patron et on évite de le regarder trop fixement !
– Bien papa, répondent en chœur les deux fils.

Deux heures plus tard, tout le monde passe à table. Pendant tout le repas, les parents se font un sang d’encre. Les enfants vont-ils tenir leur langue ? Vont-ils parvenir à ne pas irriter le chef d’entreprise en fixant de façon trop visible son appendice nasal ?

Et puis finalement, le repas se termine, et avant d’amener le café, les enfants sont envoyés se coucher.
Les deux parents poussent intérieurement un « Ouf » de soulagement bien compréhensible et la maîtresse de café se sent beaucoup plus détendue en apportant le service à café.

Elle sort son plus beau sourire, et en s’adressant au patron elle demande :
– Et pour vous cher monsieur, combien de sucres dans votre nez ?